Le problème de la photo, c'est que le media est trop accessible à tout le monde et avec le fric qui s'était abattu sur le marché de l'art, ce fut pire que la petite vérole sur le bas clergé en termes de ravages : on a produit de tout et n'importe quoi... surtout du n'importe quoi...
Bilan hier soir à l'ouverture de Paris Photo : l'oeil pouvait parcourir des kilomètres carrés de soi-disant oeuvres sans être interpellé par la moindre sensation, enfin si, mais genre "quelle belle couverture pour Télé 7 jours" ou "mais j'ai pris la même l'an dernier à Tokyo, NY ou vazy-les-vaches".
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas des choses splendides et très désirables, des japaniaiseries contemporaines fort ludiques, des avancées stylistiques chinoises ou nord-américaines, de la créativité chez Esther Woederhoff... Dommage que ce soit la crise sinon BadBoy se serait ruiné avec bonheur.
La soirée s'est achevée au Marly avec TLCKiwi très en verve sur notre crise financière et l'art du naturisme, FE très prêt à rire et SweedyVolange aussi spirituel. Le service était nul, la bouffe quelconque, mais la musique excellente grace à l'album Nouvelle Vague (musique New Wave-Nouvelle Vague remixée avec des rythmes Bossa Nova-Nouvelle Vague) que l'on ne serait trop recommander... dont le génial Too Drunk to Fuck égosillé par Camille à suivre.
13 nov. 2008
Paris Photo et après
Ça pouvait pas être que tout bon
Alors oui le week-end chlorophyllien fut excellent (cf. ci-dessus) mais il y a eu un moment de tristesse à la fin du journal télévisé (pas le moindre des charmes de la campagne que de prendre le temps de regarder le vingt-heures de France 2, encore que formule renouvelée avec sujets allongés ou pas, c'est tout de même d'un niveau moyen)... moment de tristesse donc avec l'annonce de la mort de Miriam Makeba.
Que de lumière à la découverte d'un de ses albums : une Afrique bien incarnée. Et la relecture de sa vie de fille de l'Apartheid, militante des causes noires, d'Afrique du Sud aux Etats-Unis (il faut relire l'histoire des Black Panthers et de la perversité des autorités US sur le sujet à la fin des années 60), devenu commandeur de la Légion d'Honneur. Et puis on peut toujours rêver à sa petite âme qui chantonne ailleurs...
7 nov. 2008
Décompression chlorophyllienne
C'est parti ce soir pour 4 jours au vert : BadBoy et TLCKiwi vont se retrouver devant feux de bois et bons petits plats. En vérité TLCKiwi va y travailler son Grand O pour le Séminaire-de-France et BadBoy va forcément se casser les ongles dans le jardin. En plus c'est la saison des plantations ("à la Sainte-Catherine, tout bois prend racine", dit-on dans ma campagne).
A moins que je ne réussise à entraîner TLCKiwi à faire des travaux d'intérieurs : (?)

© merci à RequestModels de vendre ses Boys à Dazed&Confused
Qui a bu, boira
C'est un bonheur que nous offrent gratuitement les militants socialistes en cette période de crise économique : un spectacle mené par des acteurs de choix avec un scénario déroutant.
Donc résumé du dernier épisode : après que la gourgandine fut réapparu frisée, ils furent comme séduits... et exprimèrent hier leur joie confusément : Mme Royale est première au classement des motions mais elle n'a pas de majorité, n'en aura pas sauf alliance contre-nature, et la gauche du PS qu'elle n'incarne pas, sauf qu'elle en partage certaines bêtes utopies, fait un score remarqué.
On savait bien qu'il fallait une forte dose d'originalité pour rester adhérent dans ce parti sans queue ni tête, mais le vote d'hier est tout de même révélateur de plus que de l'originalité : confusion totale, croyance en des effets de manches ou de frisures, sympathie pour les idées débiles ("il faut interdire les licenciements").
C'est pénible parce que cela laisse un boulevard à l'UMP, seule (c'est jamais bien), et cela va finir par atomiser le PS et faciliter la remontée des extrémistes de gauche. C'est bien parce que Ségo ne sera pas plus crédible en 2012 qu'en 2007 : il suffit de laisser la gourde se vider.
Et en attendant, camarades, va falloir vous saoûler la gueule au mauvais champagne pour supporter le congrés de Reims.
Libellés : Politics
Vernissage Fashion
Passage de tête ce jeudi soir avec Fif-complice à la Galerie Orel rue Quincampoix pour le vernissage de l'expo d'un artiste dont les rares oeuvres entrevues m'avaient semblé oh-my-God-this-is-stunning: Rupert Shrive. A vrai dire c'est un peu facile, mais c'est très réussi : des toiles réalisées méthodiquement avec dessin type portrait format 1 m sur 2 ou peu s'en faut et le tout ratatiné, plié, et mis en scène dans un cadre. Auto-dérision très sérieuse.
C'était cher (les oeuvres) et très bien fréquenté (le vernissage), voir bon (le parmesan) ou dégueu (le champ')... Enfin quoi que j'ai toujours un problème avec la présentation un peu modasse... Pas d'âme artiste, enfin si comme d'hab yavait une masse de jeunots aux looks improbables supposément artistes, à picoler devant la galerie - ça devient récurrent pour ce type de moment à Paris.
J'imagine quiya un un copyright pour la photo à gauche de "Chinese Girl PVC, 2008" : on va dire galerie Oriel et l'artiste.
5 nov. 2008
Ça faisait longtemps que je vous en avais pas collé une !
© Miro Moreira, brésilien, pour le Mag WestEast Men de HK - Photo J. Hargreaves.
John qui rit et John qui pleure
Alors oui c'est chouette, les US ont élu Obama et on peut donc imaginer qu'une majorité d'américains voulaient en finir avec le Bushisme... peut-être étaient ils humanistes ?
Que nenni, car dans le même temps, les californiens ont voté à 52% en faveur de la proposition n° 8, et ont ainsi tout simplement banni constitutionnellement le mariage gay qu'avait institué la Court Suprême de l'Etat. Et le pire comme le note des sites LGBT c'est que ce sont sûrement les mêmes blacks et latinos qui ont festoyé à l'élection d'un représentant des minorités de couleur qui ont toujours un blocage face aux Boys-entre-eux. C'est moche, mais cela laisse une marge de progression : un peu d'éducation humaniste, et ça repartira ?!
Merci tout de même à Obama d'avoir dit dans son speech de Chicago après son élection : "Its the answer spoken by young and old, rich and poor, Democrat and Republican, black, white, Latino, Asian, Native American, gay, straight, disabled and not disabled Americans who sent a message to the world..."
4 nov. 2008
D day
C'est un peu disproportionné comme titre, mais BadBoy est une sorte d'américanophile frustré. Bercé depuis sa plus tendre jeunesse par une fascination pour le Grand Pays de toutes les opportunités, d'abord heurté par les inégalités sociales que celles-ci engendraient, puis encouragé à penser que c'était le moteur du développement et que chacun en profitait in fine, finalement persuadé que c'était mieux que son propre pays qui s'enfonçait, tel le radeau de la méduse des rmistes, BadBoy était récemment débecté de ce que Bush incarnait à merveille un pays qui sombrait dans l'obscurantisme, la fin de l'habeas corpus, avant de perdre toute légitimité.
D'où ce titre car BadBoy vote pour le jeune dont on ne sait rien (merci les médias, mis à part sur le village kényan de la mémée et les menaces de mort, que nous a-t-on raconté ?), le black d'un parti du renouveau qui s'est payé le luxe d'une primaire entre une femme à cornes et un métis black au deuxième prénom fleurant beau l'orient. C'est dans ces moments là qu'on jouit de la démocratie : les US ont un parti d'opposition crédible qui est amené à prendre ce genre de posture électorale du fait de ou grâce à la nullité de l'abjection d'en face.
Mais c'est pas tout, cette semaine la Californie vote sur une proposition d'amendement (8ème proposition) de la consitution locale pour abolir le mariage gay. BadBoy n'est pas un grand amateur de ce simulacre de bourgeoiseté mais il a évidemment le courroux érectile face à cette proposition rétrograde. Tout sur le site http://www.noonprop8.com/.
3 nov. 2008
Rewind fast
Il y a tant de sujets que BadBoy aurait aimé évoquer depuis 15 jours.
On va retenir :
Club Sand'witch de vendredi dernier chez Maxim's - atmosphère incroyable, qui avait un côté réminiscent des grands bals costumés de la première moitié du XXème siècle. BadBoy en garde un souvenir brumeux, comme la fin d'un monde, un Eyes Wide Shut réel mais fort sage. Musique moyenne mais fréquentation superbe quoiqu'un peu nombriliste (une pensée émue pour une partie du premier cercle qui s'est présentée à l'entrée sans nous et sans rimmel et s'est fait refouler par la version
féminine de Michou qui sert de physio - c'est fou comme le rimmel devient indispensable... ce qui m'amène à évoquer la préparation douloureuse de cette soirée avec Fif-complice... réalisant à 23.00 que nos looks de premiers de la classe, ça allait pas le faire, Fif-coquin m'entraîne dans un établissement interlope de la rue Chabannais, avec l'intention de se faire faire des yeux de vampires glamoureux par la tenancière... mais celle-ci a surtout été inspirée par le thème Halloween, bilan une caipirinha et 20 minutes plus tard, Fif-yeux-au-beurre-noir draguait l'arabe du coin pour obtenir des lingettes démaquillantes, la honte... de retour chez BadBoy, on a donc travaillé le contour de l'oeil, par élimination successive à la lingette, pour avoir un look de vampire chic, et hop on s'est fait le dragon michou-esque de l'entrée...)
Obama of course - quel symbole. Renouer avec les US, enfin ?
Et puis TLCKiwi admissible à son concours du Séminaire-de-France. Joie, fierté et stress devant le Grand O.
Pu***n ça a été long
Quelle torture... vous ne sauriez imaginer... ne pas vous parler Public chéri durant si longtemps, et puis, il y avait la pression que je m'étais infligé : devoir apparaître nu ! (cf. challenge précédent).
Alors toute honte bue, je propose la pix à gauche. On n'a retrouvé que le négatif... je me réveille à la Chlorophylle... j'ouvre la fenêtre de la chambre, tel Vénus sortant des flots, on remarque surtout la blancheur faussement virginiale des fesses superbe ferronnerie Restauration devant la fenêtre ...
Il a fallu que je m'exécute car j'avais tellement envie de m'exhiber vous reparler, de crier mes opinions ! Et puis il ya des cautions dans l'histoire de l'art pour dédramatiser le nu... Merci Botticelli (and sorry aux plus pointu-e-s, mais je vous aime trop pour me taire).