BadBoy a du ravaler sa honte plusieurs fois cette semaine comme nombre de ses amis et relations chics qui étaient à Bâle pour ArtBasel et ses foires satellites, lui demandaient si "il en était"... eh non... aveu du fait qu'il doit travailler pour vivre et que si l'Empereur y était en jet privé, lui non !!!
1- il tient à préciser qu'il était invité,
2- il reconnaît avoir encore quelques shortcomings en matière d'art contemporain...
3- Liliane Bettencourt n'est probablement pas à Bâle, non plus.
En revanche, BadBoy vous narguera de Chine la semaine prochaîne (heureux de la découverte mais un peu sad de s'éloigner de someboby very special). Dégât collatéral : il ne sera pas de la Fashion Week pour hommes.
A ce sujet, il recommande les vues de détails modeux de quidams spottés dans le cadre de Pitti Uomo (actuellement sur le site ad'hoc de CondeNasty) : pic en haut à gauche, bas retroussés roulés et espadrilles + deckshoes.
18 juin 2010
Zêtes à Bâle ?
10 juin 2010
Messieurs les censeurs, bonsoir
BadBoy est interpellé par l'initiative d'un petit groupe de ciné fort inconnu (et qui a vocation à le rester !) de renoncer à programmer ("déprogrammer" nous dit la presse) un film israélien (dans le sens où le réalisateur est israélien et l'intrigue se déroule à Tel-Aviv) "A 5 heures de Paris".
Il trouve cela con, très con.
Une oeuvre d'art si elle n'a pas de propos politique n'est pas liée à une nation. Lady Gaga est la chanteuse de tous les Boyz, pas seulement des yankees !
Ensuite, censurer une oeuvre pour punir une nation, c'est le principe de la punition collective, principe absurde que le leadership d'Israël applique certes avec une application lamentable, mais qui demeure inadmissible.
Enfin, les artistes d'Israël, notamment du monde du cinéma (ou du moins ce qui nous en parvient en Europe), semblent très lucides voire expressément critiques vis-à-vis ds errances du leadership local. Et quand ils ne sont pas politiques, ils restent du côté des humanismes, comme "en travers" d'un pays un peu trop religieux au goût de BadBoy (qui se souvient, ému, de Eyes Wide Open et ses bouchers).
BadBoy ne souhaite pas pour autant être associé aux jémériades des Finkelkraut et autres BHL qui semblent préférer une défense communautaire mensongère ("le blocus, il ne faut cesser de le rappeler, ne concerne que les armes et les matériaux pour en fabriquer", ah oui ?!) à une clameur humaniste : il continuera longtemps de penser que la fin ne justifie pas tous les moyens, qu'une démocratie doit tolérer la manifestation et qu'on ne doit pas abattre les manifestants au motif qu'ils sont ou seraient violents (pas plus que ses voisins).
Il souhaite juste manifester sa désapprobation d'une décision peut-être publicitaire, mais assurément dangereusement porteuse de sens. Et pour le cours d'histoire sur la censure [titre de ce post] : Maurice Clavel à la Télévision Française.
Et pour se féliciter de la liberté dont jouissent certains israéliens, la pic en haut à gauche et l'article Wikipedia sur les droits LGBT là-bas.
Libellés : Art, Boys, Politics, ProcheOrient
30 nov. 2009
C'est beau et bon mais pourquoi ?
Last week, BadBoy anticipant un w/e dépravé de toutes ambitions culturelles est allé voir Matisse et Rodin au Musée Rodin. Nocturne cocktailesque de rattrapage après avoir raté le vernissage...
Deux grands artistes dont on se demande tout de même pourquoi ils auront ainsi été invité à se regarder en chiens de faïence, parce qu'à part leur contemporanéité, BadBoy n'a pas bien vu les points communs. Et ce ne sont les danseuses ci-dessous qui vont le lui expliquer, même si elles le ravissent.
25 nov. 2009
Yourcenar sous nos pas...

Bruxelles a eu la drôle mais intéressante idée de compléter l'appellation Yourc' d'un passage par l'adjonction de phrases de la Grande Dame (ici Zénon) un peu partout à l'entour, quelques pierres gravées et puis ces plaques dans le sol...
Il est écrit : "il s'agit pour moi d'être plus qu'un homme"...
19 nov. 2009
Paris Photo
Hier soir c'était plus que Paris Photo, et cela c'était génial, mais là on va parler de Paris Photo.
BadBoy nous fait son grand blasé : peu d'innovations sympathiques et beaucoup de recettes un peu éculées (si si, c'est comme cela que ça s'écrit)... surexposition ou blanchiment de bords de mer avec baigneurs, bibliothèques ou tours d'immeubles. Mais qui travaille de beaux portraits ? Qui fait du photoshop simplement à la hauteur de ce que nos publicitaires sortent ? Erwin Olaf fait un peu dans le vide... [du moins pour ce que montrent les galéristes... il s'est laché par ailleurs - cf. ici, but beware it's big!]
BadBoy a cependant eu très envie de jeter son dévolu sur des natures mortes inspirées des "early Americans" (c'est à dire lorsque les premiers yankee copiaient en 1700 et des brouettes ce que leurs ayeux bataves firent un siècle plus tôt ou deux !). Une certaine Sharon Core à la démarche très structurée : elle a peint, elle produit elle même ses fruits et elles les met en scène subtilement. Pix en référence © Galerie Yancey Richardson.
22 oct. 2009
Arty suite
BadBoy a donc inauguré la Fiac du Grand Palais hier... pas extatique comme édition, quelques bons moments, beaucoup de bâillements d'ennui malheureusement aussi - FE aura (pour une fois !) été moins sévère que BadBoy.
BadBoy pense qu'on en a marre des néons, sauf retours aux origines genre François Morellet, de la x millième revisitation de Vasarely qui a déjà bien assez produit, des miroirs, des tasseaux de bois bruts posés en vrac ou pas, des micro-formats si laids qu'alors on les fait encore plus petits et qu'on en met 20 cote-à-cote pour faire "vraie oeuvre"...
Il a aimé : pas mal de travaux figuratifs avec des symboles ou du sens ou de l'intrigue, la fin des photos de sites industriels par des teutons, la fin des photos de plages surexposées par des italiens (une scorie relevée cependant), le très beau Kupka dans la partie muséale d'art moderne (où il y a tout de même beaucoup de choses sublimes, peut-être un peu influencées par la vente YSl, mais tout de même), le fusain de chute de reins chez Templon mais il ne peut pas se l'offrir, etc.
A noter cette année, peu de sexe ostentatoire : les riches sont de plus en plus pudibonds, ou bien ils sont de plus moyen-orientaux que russes peut-être ?!!
Pour conclure, BadBoy se demande pourquoi les journalistes se réjouissent que la foire internationale d'art contemporain serait géniaalllle et ne citent guère que des références d'art moderne ? Ah pardon, ils ne savent pas la différence ?
Le dîner ensuite chez Hanawa le grand petit frère de Kinugawa, heureusement oublié vers l'avenue Montaigne, aura été d'une autre trempe : fameux. L'atmosphère de lounge tokioïte perdu quelque part dans un look des années 80 bon chic bon genre local est fort agréable.
21 oct. 2009
Art invasion
MauvaisGarçon has been spending quite a bit of arty time recently. The opening of Antidote 5 on Monday was actually a bad start as MauvaisGarçon was like "yeeek, why did we bother coming here, it's empty, there is just nothing" - big disappointment, a little embarassing as I had encouraged FE to join. 15 (return-)pool laps helped to recover.
Yesterday was so hectic that MauvaisGarçon could not post down here, but it's because he squeezed into his diary an hour at Cour Carrée for the Fiac pre-op... he is afraid it was quite ghastly non-sensical as well. But for a couple of more like sculpture things. In the evening he was in Orsay and there he had his Art kick: Ensor is a MUST. Unknown, mad and still so contemporary - MauvaisGarçon wished he'd seen a tenth of that at Cour Carrée Fiac. ArtNouveauRevival is more of a lunatic idea, and quite badly executed at that, forget. The beauty behinfd that evening? Well, ArtyModel had devoted an evening of his much in demand schedule to MauvaisGarçon: guess what? It was a fab evening... (even as the Vin de Loire was weirdly "madérisé"!)
And talking of art, here is a free creation by MauvaisGarçon's girly team, stickers on a window of his office to celebrate his recent birthday, on a e-Invasion theme.
Libellés : Art, CorporateLife, Ego
8 oct. 2009
RIP Irving Penn
BadBoy collectionne modestement l'art contemporain... lorsqu'il a acheté sa première photo, pas si contemporaine, un tirage de Julius Shulman ancien, il a aussi beaucoup hésité sur un mégot de Irving Penn. Il repense souvent à sa fascination pour ce tirage au platine, dissection froide du temps passé futilement. Il a donc eu envie de rendre hommage au photographe ici.
6 oct. 2009
Une envie de sérénité
BadBoy s'est réveillé avec un sentiment que tout était allé très vite depuis mi juillet et qu'il fallait revenir sur terre.
Alors, pour temporiser...
Ce soir il va voir des tableaux de l'Age d'Or hollandais à la Pinacothèque, un prêt du RijksMuseum pour se masser l'oeil devant des beautés anciennes - et il s'interdira toute coupette de champ' ! Et il vient de se réserver le TGV du week-end chlorophyllien à venir. Il y sera avec Fif-fautquonsouffleaussi et une bande de joyeux châtelains en mode campagnard calme, et se réjouit d'avance.
Libellés : Art, Chlorophylle
2 oct. 2009
Du champagne et du sexe
BadBoy est très partagé. Il ne sait pas si les fonctionnaires suisses sont des cons sournois, si les juges américains sont des pervers honteux pudibonds et juridicisants, si Polanski a écrit Lolita... (mais non il sait bien : les deux premières propositions sont précisément avérées par les faits et puis la troisième est presque vraie car Nabokov est encore un de ces émigrés de l'est...)...
Mais il pense que même si on n'accepte pas l'actuelle dérive du bon sens populaire vers une obsession qui assimile trop de choses à la pédophilie, néanmoins saouler au champagne et au sédatif une nymphette de 13 ans même si elle pose pour Rogue, c'est pas très bien et que fuir la justice après avoir passé un deal avec le juge, plaidé coupable, etc, quand bien même on n'aurait rien à se reprocher, dans une démocratie, c'est pas bien non plus.
Il a donc tendance à considérer que les appels à la libération de Polanski du fait que c'est un artiste et que tout cela est vieux, et dans la mesure où il croit dans la justice des pays occidentaux, il a donc tendance à considérer que de la part d'artistes donneurs de leçons, c'est mauvais.
9 sept. 2009
Ces gens là ne savent plus recevoir
Enorme déception de BadBoy hier soir qui allait gaiement fêter la rentrée à la Galerie des Galeries, des Galeries Lafayette, qui annonçait une expo David Lynch en complément de son travail sur les vitrines dudit grand magasin. Ces petits pince-fesses sont en général arty à souhait et d'humeur agréable...
Hier soir ce fut horrible avec des vitrines certes sympa mais dont on peut questionner le caractère de vitrine. Pas de travail de merchandising (mise en valeur de l'offre du magasin), juste un espace d'exposition onirique décent (merci à TrabiBoy pour la pix).
Et il y a avait tellement de monde, qu'après avoir dû écouter trois discours insipides ("je nous remercie de nos initiatives brillantes"), lutté pour obtenir une coupette vraiment mal servie (BadBoyPostIt néo-ibiscenco pour le garçon : si t'es pas joli, essaie d'être poli, et accessoirement de magnifier ton geste), nous n'avons pas pu accéder à l'exposition, cause la foule... elle restera un mystère parce que remettre les pieds aux Galeries aux heures des chinos, très peu pour moi.
En revanche ensuite au dîner-dinette, très bonne note pour le style et l'offre de HabemusPapam, sans prétention et réussi, rue Monsigny, le tout supporté par une compagnie excellente entre un sourire ravageur et spirituel et l'historique TrabiBoy.
8 sept. 2009
Tu aimeras toujours
BadBoy est un anti-clérical assez affirmé qui a -a fortiori- beaucoup de mal à être tolérant avec les pratiques orthodoxes... le scénario de "Tu n'aimeras point" (Eyes Wide Open à Cannes) tel que rapporté par les médias donne à peu près cela : "Aaron, joué par Zohar Strauss [BadBoyPostIt remarquable], est un boucher respecté de la communauté orthodoxe de Jérusalem, un "juste", marié et père de quatre enfants. Peu après la mort de son père, il rencontre Ezri - interprété par le célèbre acteur israélien Ran Danker [BadBoyPostIt moins remarquable quoique superbe, plus star'ac mais très convaincant] - un jeune homme échoué à Jérusalem. Ezri veut étudier. Il n'a ni toit, ni famille. Il est beau. On devine qu'il est venu là pour retrouver un homme qu'il a aimé mais qui le rejette. Aaron accepte de l'employer dans sa boucherie et de l'héberger dans la réserve, à l'étage. Petit à petit, les deux hommes s'éprennent l'un de l'autre. Et s'aiment. Malgré la réprobation croissante du quartier." BadBoy avait envie d'en savoir plus... Y aurait-il pardon ? [ah ah ah]
Evidemment cela ne pouvait pas bien finir, la société aux mains de la religion ne peut que broyer ces comportements qui demeurent hors des normes. Déjà dans un Paris consumériste sans religions, ce serait compliqué... BadBoy n'avait pas d'espoir.
Mais le film est superbe, filmé avec une justesse, une économie de mots qui rend compte sans caricaturer des vies d'une communauté orthodoxe (donc ?) totalement dans la reproduction systématique de schémas inculqués. Le budget devait être un peu serré et il a fallu garder au montage des plans pas si parfaitement filmés avec des flous ratés, mais les cadrages, la lumière, les nettetés et les profondeurs de champs, le rythme, tout cela est beau et bon.
Ce film pourrait être déprimant, mais comme nous savons ce qu'est l'obscurantisme, nous savons que la lutte est en cours, donc contentons nous de jouir de sa juste dénonciation et de son élitisme impuissant : les juifs orthodoxes, qui n'ont en principe pas le droit de regarder des films, verront-ils "Tu n'aimeras point" ?
La papauté romaine ne s'en trouvera pas non plus plus impressionnée, mais la réalité plus que l'Art la rattrape par ailleurs : on a les ouailles que l'on peut et les cadres que l'on mérite comme en témoigne les déboires de la droite populiste italienne entraînée par Berlusconi et ceux du dirigeant du journal de l'épiscopat italien.
Pour résumer, Le Monde rapporte que le directeur de ce journal, "Avvenire, qui mène la charge
contre les frasques du chef de gouvernement italien, (...) Dino Boffo a démissionné après la divulgation par le quotidien Il Giornale, propriété du frère de Silvio Berlusconi, [BadBoyPostIt : totalement neutre, on croirait le Figaro !!] d'affaires de moeurs le concernant. En réponse aux attaques d'Avvenire, qui épinglait M. Berlusconi et "sa faiblesse déclarée pour les jeunes actrices en fleur", Il Giornale avait traité M. Buffo "d'hypermoraliste" et "d'hypocrite", évoquant une affaire dans laquelle le responsable catholique aurait harcelé l'épouse d'un homme avec lequel il aurait eu une relation homosexuelle." Voilà qui est bon et bien !!
2 juil. 2009
Martin déçoit...
BadBoy se réjouissait d'une expo Martin Parr au Jeu de Paume, dont les expos photo, même pas faciles sont en général fort intelligentes.
Grosse déception avec une exposition centrée autour des collections compulsives du britton dont la célébrité est visiblement montée à la tête. Warhol a déjà exposé des tas de choses insignifiantes il y a près de cinquante ans : now c'est has-been et niais. Même quand c'est vaguement politiquement challengeant (Thatcher, Sadam Hussein, merci pour le parallèle) c'est moins bien que de lire un gratuit.
Les photos en N&B de ses confrères ressortent par ailleurs assez bien, au moins au niveau de ses (trop rares) oeuvres politiques du premier étage. Facile finalement de se moquer du mauvais goût des riches comme des pauvres. Bref, Parr ici, au croc de boucher l'usurpateur !
26 juin 2009
L'Art contemporain comme témoignage
BadBoy se demande souvent où va l'art contemporain, je sais c'est une préoccupation noble qui lui sied. Mais ça le travaille... comme il est près de ses sous, il résiste à pas mal d'envies qu'il a de ces choses classifiées en art contemporain, parce qu'il se dit qu'au delà de son sens esthétique nécessairement très sûr puisque c'est le sien, au delà de ce sens donc, il y a du fric à perdre...
Alors il réfléchit.
Et depuis quelques temps, il constate que l'art contemporain est de plus en plus militant, défendant des causes, d'ailleurs hier soir il est allé voir l'expo d'un de ses amis photographe dont il a déjà dit du bien ici et paf, il y avait toute une réflexion sur les SDFs, ou les nouveaux médias, ou...
Et comme il vient de recevoir un lien de ArtyModel-turned-Editor qui a fait une tournée du grand art européen, Biennale de Venise et autre ArtBasel, il se fait l'écho d'un travail qui l'interpelle : "Jake and Dinos Chapman's massive installation "Fucking Hell" (2008) -think Hyeronymus Bosh's take on the Shoah- was a chilling element". A la 53ème biennale de Venise.

© ArtyModel-turned-Editor pour V Magazine
A visiter la video de cet opus traumatisant sur le site desdits Jake and Dino Chapman.
19 juin 2009
ToDo-list du week-end
BadBoy se sauve sur d'autres de ses terres provinciales pour un grand bonheur : la première fête d'école de son neveu vénéré... Il ne sera donc pas des grands évènements de la place, mais il est certain que TLCKiwi l'y représentera dignement (à la mesure de la faible dignité de BadBoy en pareilles circonstances, certes !).
Un conseil cependant : un peu de culture... Il faut courir voir l'expo Blake qui s'achève au¨Petit Palais. Un génie créatif surement un peu fou à la fin du XVIIIème siècle alors que nos maîtres à nous faisaient dans un conventionnel bourgeois à l'image de la Cour d'un Versailles un peu poisseux.
Le Petit Palais n'a pas pu réencadrer les oeuvres sublimes que lui ont prété les perfides de l'Albion : qu'à cela ne tienne, on se concentrera sur les délires, estampes, aquarelles et coup de crayons, du Maître. Et on notera que la seule source française, un achat récent du Louvre est assez faiblarde. Pour une fois que les anglois ont tout bon...!
27 mai 2009
Stupeur et émotions
Ça faisait longtemps que BadBoy n'avait pas lu un roman de la Nothomb, mais comme récemment au détour d'une conversation quelqu'un a laissé entendre que Stupeur et Tremblements était un de ses meilleurs... Sitôt pensé, sitôt fait (grâce à la profondeur bibliothécaire de TLCKiwi), BadBoy a dévoré cet assassinat littéraire du Japon durant son vol retour de Budapest.
C'est drôle et bien mené. BadBoy a tout de même du mal à croire que le traitement infligé par ce texte au monde de l'entreprise du Japon soit mérité... Mais la diatribe sur la seule marge de manœuvre de la jeune femme japonaise, à savoir le suicide, est un morceau d'anthologie. BadBoy a hâte d'avoir le verdict de la Duchesse-d'Antin-san sur la réalité sous-jacente.
BadBoy a reçu hier mardi un autre jugement : il participait au jury d'entrée dans une école de sa sphère. A une candidate philosophe brillante qui utilisait une référence élitiste sur le Japon dans sa démonstration, il opposait Stupeur et Tremblements comme démontrant mieux la même chose... Il s'est vu opposé le « caractère journalistique" du style... La morveuse n'avait pas tort ! Mais merci Amélie tout de même.
Ah et puis l'émoi en lisant quelques lignes sur Furyo (pix en haut à gauche), qui renvoyait à la révélation que fut pour BadBoy ce film à sa sortie (BadBoy ne sait plus quand il l'a découvert, mais sorti en 1981, il devait être bien jeune... quelques flashes en sont restés...).
24 mai 2009
Rue Royale à Budapest
On se souvient qu'en son temps, BadBoy avait été frustré par son week-end praguois... qu'à cela ne tienne, à l'invitation ferme de TLCKiwi qui s'y est attaché avec son coeur et une partie de son portefeuille, ce week-end nous voyait prendre la direction de Budapest.
Très agréable surprise : même par très beau temps, on est loin du DisneyLand teutonnisant sans goût (ou de goût américain ce qui revient peu ou prou au même) de Prague. Buda et surtout Pest est une ville à vivre où la grandeur de l'architecture d'une capitale est adoucie par un rythme de vie provincial. Les amis et obligés de TLCKiwi là-bas s'en plaignent, mais c'est idéal pour un court break.
BadBoy qui continue de fantasmer sur le creuset intellectuel péri-habsbourgeois du début du XXème avant que les totalitarismes ne viennent tout nier, a joui de ce qu'il ressentait de la MittelEuropa. L'hôtel, vieil immeuble très bien refait et redécoré, le Gerlóczy (nom mentionné pour que TLCKiwi enfin, s'en souvienne ! Pub en haut à gauche), était un hâvre parfait, central et avenant pour rayonner... BadBoy s'est confié aux bons soins de TLCKiwi qui mettait comme une fierté à montrer ce combien il maîtrisait la ville centrée sur sa rue Royale (enfin plutôt la rue des queens) : découverte in extenso de la ville et de ses charmes, de la saucisse viennoise du petit déjeuner sous un érable généreux (il n'y a pas là de connotation sulfureuse), jusqu'aux bains sulfurés (là parfois c'est un peu plus sulfureux), en passant par des prouesses architecturales et des audaces restauratoires réussies.
Et puis n'oublions pas qu'un bon quart des acteurs de BelAmi (là cela est clairement sulfureux : vous cliquez ici à vos risques et périls) sont d'origine hongroise et que ce w/e aura été l'occasion d'un déniaisage de BadBoy qui aura ainsi découvert qu'un show dans un bar nommé Action dépasse de très loin le suggestif... Le tout découvert en compagnie des Nadine-de-Charleroi, nouvelles connaissances qui partagent avec notre Nadine-faite-Angélina le même prénom en couple : attention soyons bien clairs, nous ne faisions que regarder (et baver pour certains).
Revenons-en à l'Art, parce qu'avec TLCKiwi on s'est surpris à se perdre avec bonheur dans la Galerie nationale hongroise, architecture seventies et coco au sein d'un palais habsbourgeois, pour découvrir avec bonheur les sécessionistes : mention spéciale pour József Rippl-Rónai ci-après.
6 mai 2009
Au hasard du bloggage
BadBoy commençait à désespérer des travaux photo de Hedi Slimane qui s'enfonçait dans un oubli conventionnel rockeux avec des minous faméliques.
Ennui récemment soigné par une petite visite sur le site de l'ancien designer pour découvrir une reportage sidérant de par le fait même qu'il ait pu être réalisé... à l'école des officiers de Saint-Cyr... comment l'Armée a-t-elle pu avoir envie d'accepter ? Tant mieux, si cela change... il y a les bogosses en unif, soit mais aussi des scènes de vie touchantes. Aussi un travail un peu plus créatif en avril à LAX (Los Angeles pour les moins intimes). Extraits ci-après mais l'ensemble des travaux à Saint-Cyr vaut le e-déplacement.





15 avr. 2009
Glourps (art contemporain)
Adel Abdessemed, artiste qui a emergé assez récemment en matière d'art plastique contemporain, vient d'interpeller BadBoy pourtant pas facile en la matière... le garçon bien que né en 71 a vécu : élève de l’École des Beaux-Arts d’Alger jusqu'à l'assassinat de son directeur par des extremistes musulmans il rejoint les Beaux Arts de Lyon en 95. Il est désormais entre Paris et NYC, surement sauvé de la rue !
Le site de la Galerie David Zwirner (surement détentrice du copyright ci-dessus = capote juridique) présente qq visuels de sa nouvelle expo et BadBoy a donc été interpellé par le visuel de la scupture concept des 2 avions qui s'entremèlent... 9/11 ou jeu sexuel monstrueux ou nouvelle humanité ? ah ah ah les critiques vont pouvoir délirer. BadBoy aura retenu le titre "Telle mère, tel fils" - hommage à maman, merci !
2 avr. 2009
T'es top jazz toi
Petite révision de l'histoire culturelle du XXème hier soir pour BadBoy et TLCKiwi : Musée du quai Branly pour l'expo Jazz.
On avait oublié le foisonnement populaire dans la veine des blancs qui dansent comme des noirs, des noirs qui se moquent des blancs, des européens qui importent le phénomène US, des américains qui le ré-importent d'Europe après la victoire de 1918... etc... Un art musical et chorégraphique populaire qui rejoint les artistes plastiques, du cubisme picassiette un peu partout. Sans oublier les interactions sociales : il s'en passait de belles il y a un siècle... on était jazz ! [expression tellement datée que BadBoy n'exclurait pas qu'elle revienne].
L'expo est déconcertante et complexe à suivre, le propos ambitieux, on est un peu perdu à partir du milieu mais à voir ne serait-ce que pour parcourir sans snobisme 80 années de création graphique populo-avant-gardiste (pochettes de disques, affiches d'évènements, etc). La créativité de Warhol semble tellement limitée dans cette perspective...