BadBoy a donc inauguré la Fiac du Grand Palais hier... pas extatique comme édition, quelques bons moments, beaucoup de bâillements d'ennui malheureusement aussi - FE aura (pour une fois !) été moins sévère que BadBoy.
BadBoy pense qu'on en a marre des néons, sauf retours aux origines genre François Morellet, de la x millième revisitation de Vasarely qui a déjà bien assez produit, des miroirs, des tasseaux de bois bruts posés en vrac ou pas, des micro-formats si laids qu'alors on les fait encore plus petits et qu'on en met 20 cote-à-cote pour faire "vraie oeuvre"...
Il a aimé : pas mal de travaux figuratifs avec des symboles ou du sens ou de l'intrigue, la fin des photos de sites industriels par des teutons, la fin des photos de plages surexposées par des italiens (une scorie relevée cependant), le très beau Kupka dans la partie muséale d'art moderne (où il y a tout de même beaucoup de choses sublimes, peut-être un peu influencées par la vente YSl, mais tout de même), le fusain de chute de reins chez Templon mais il ne peut pas se l'offrir, etc.
A noter cette année, peu de sexe ostentatoire : les riches sont de plus en plus pudibonds, ou bien ils sont de plus moyen-orientaux que russes peut-être ?!!
Pour conclure, BadBoy se demande pourquoi les journalistes se réjouissent que la foire internationale d'art contemporain serait géniaalllle et ne citent guère que des références d'art moderne ? Ah pardon, ils ne savent pas la différence ?
Le dîner ensuite chez Hanawa le grand petit frère de Kinugawa, heureusement oublié vers l'avenue Montaigne, aura été d'une autre trempe : fameux. L'atmosphère de lounge tokioïte perdu quelque part dans un look des années 80 bon chic bon genre local est fort agréable.
22 oct. 2009
Arty suite
9 oct. 2009
Fred va aux putes
...bah oui quoi il va au JT de 20 h... enfin on sait pas si il est client... ce qui est certain c'est qu'on a vu la mère maquerelle, et elle, en matière de réussir avec ses fesses, elle a effectivement une belle expérience, la pauvre fille n'a même pas passé la première année de médecine, confondant probablement déjà l'avant et l'arrière.
Au menu pour un journal qui aura enfin fait remonter sa courbe d'audience (en même temps on ne peut que se féliciter que la blonde présentatrice participe à l'enterrement de TF1) : amalgame entre homosexualité et pédophilie, mise en accusation publique d'un homme non marié pour avoir recouru à la prostitution en privé (avait-elle jamais demandé à un alphamale de base si il allait aux filles ? en plus dans le cas d'espèce, si elle savait lire, elle aurait déjà eu la réponse dans l'excellent La Mauvaise Vie), usage quasi systématique du terme "garçon" pour ses partenaires (des fois que Madame Bellepère de Loches n'aurait pas compris que Fred, l'est pédé)...
Sidérant comme le petit monde se serre les coudes : pas une critique de ces pratiques ce matin dans les médias... Honte, mais on savait.
2 oct. 2009
October Issue
La cour impériale au sein de laquelle évolue BadBoy, vit au rythme de quelques évènements mondains ruineux qui sont l'occasion de psychodrames inouïs entre les courtisans, les chroniqueurs de la vie de cour et les putes à frange qui gravitent en périphérie : "tu as vu la-pousseuse-de-bic, elle est assise devant l'assistante-porte-manteau, c'est dingue non, tu crois qu'elle couche avec le-designer-maille-jersey ?" Evidemment tout cela est totalement fictif, la preuve : le-designer-m-jersey ignore toutes les filles comme tous les mecs qui ne portent pas des sacsàmain à faire pâlir Bernie.
Enfin bref, c'est Fashion Week, les réseaux de téléphone mobiles sont saturés autour des lieux où se donnent les shows, tout va bien ! Il y a effectivement quelques créations géniales qui transparaîssent et l'ambiance est agréablement festive : ce soir, BadBoy va parachever sa journée en profitant d'une dinette au Bar Impérial chez Maxims ouvert pour l'instant de la Fashion Week - depuis feux les Kaliente et les Club S, ce si bel endroit lui manque. Il compte sur une côte de boeuf mais il n'a pas osé la réclamer, déjà qu'on lui a dans un premier temps annoncé que c'était complet ("mais vous ne savez pas à qui vous parlez !").
Mais cette journée aura surtout été marquée par l'apparition du Diable : alors que BadBoy devisait avec un jeune Directeur Artistique qui monte (que l'on nommera par souci de discrétion LeViking) vlati pas qu'il voit se diriger vers eux (vous suivez : vers LeViking et BadBoy), une petite souris grise, étonnamment élégante, avec des lunettes de soleil, OMG (Oh My God), c'est elle, OMG, "I'm Anna", "Nice to meet you, I'm Bad". Et comme elle attendait l'Empereur, nous l'attendîmes ensemble. En fait elle est adorable ! Marre des mythes : les gens sont gentils, en fait !
Libellés : CorporateLife, Ego, Fashion, Journos
10 sept. 2009
Du bon usage de la presse
BadBoy s'est bien amusé en prenant langue (sms-ment) avec SRP cet après-midi... et de délirer sur différents sujets peu avouables dans un lieu si peu discret. Bref, au bout d'un moment, SRP attire son attention sur une réflexion majeure sur la copulation entre livre et téléphone portable dans un article du Monde des Livres, que BadBoy va immédiatement chercher dans sa banette (il travaillait tellement qu'il n'avait pas pris le temps de passer voir son assistante et récupérer le grand quotidien du soir, au déjeuner - chercher la logique)... Et là de se jeter sur le Monde des Livres, la porte ouverte... et un collègue de passer une tête, regard inquisiteur "on parle de l'Empereur ?", s'enquit le vil courtisan...
1- "hep Ducon, je lis ce que je veux" (je suis cadre au forfait), et,
2- Le Monde des Livres s'avère colossalement mieux écrit et souvent plus intéressant que le cahier principal qui s'ouvre ce soir par les spéculations sur ce que serait la taxe carbone, sans qu'au final, rien ne soit effectivement arbitré, rien passé devant les Assemblées, etc...
Il faut jouir de la critique assassine sur la fatuité et l'absence de profondeur (ce qui est étonnant, quand on est épais, on devrait être au moins profond ?) du dernier Beigbeder, qui conclut "En quoi il n'a pas tort : la véritable transgression, à laquelle il n'est pas (encore) parvenu, est celle de l'écriture, pas celle du fait divers." (merci Raphaëlle Rérolle). En vérité BadBoy a souvent été plus séduit par l'art de la critique qui l'a amené à lire tel ou livre que par le livre en question : c'est très vrai des livres conseillés par les amis et encore plus les conquêtes voire les maris.
Bon sinon, le Monde signale une chose inouïe : l'Uruguay (combien de bien-pensants qui vont être outrés par la décision du Parlement savent-il seulement si c'est au Sud au Nord, à l'Est ou l'Ouest de l'endroit où il fait bon jouer les VRPs aéronautiques), les députés uruguayens, donc, autorisent l'adoption par les Boyz, c'est dingue?
OK j'ai daubé, mais vive Le Monde, parce que sinon, en alternant entre le Fig et Libé, on finirait par croire que le Rafale est un avion désirable alors que même le Maroc n'en a pas voulu et que Carla c'est la Callas.
Et hop tous à Punta del Este ! [via avenue Montaigne cause que teuf là-bas ce soir avec TLC-TNT et FashVikLawMaker]
9 sept. 2009
Du commercial intelligent
BadBoy oscille entre lassitude et intérêt renouvelé à la lecture de Wallpaper, ce magazine qui n'a pas peu contribué à former son goût dans l'Angleterre des années 90 (qu'on se le dise, lui et TheEx ont l'intégrale des premières années avant que Tyler Brulé, le rédac'chef fondateur, ne vende aux yankees sans goût). La nouvelle couv' avec son système de feuilles rétractables illustre bien cela. C'est nouveau et séduisant mais pour avoir Karl-von-Kanel nous ressortir une photo à oilpé du minou dont il est actuellement entiché, Giacobini, pfffff...
Enfin, ce n'est pas non plus désagréable à regarder (ça a du être bien plus pénible avec Photoshop pour les abdos, quoique le raffinement n'est pas non plus au rendez-vous final !).
7 sept. 2009
1976 : un grand moment d'expression dans le NouvelObs
le NouvelObs est tombé tellement bas avec le vrai-faux-vrai sms élyséen qu'il faut remonter très loin dans le temps pour lui rendre grace mais grace à un blog dont je ne retrouve plus la trace, j'ai eu le bonheur de tomber sur ce Lundi de Delfeil de Ton, très jouissif, entre le square derrière Notre-Dame et ses parages d'un côté et une pirouette finale cruellement vraie.
Qu'on en juge, le bonheur de la lecture vaut l'effort :
"
Triangles Roses
Derrière Notre-Dame de Paris, pas loin de la place des Vosges, il y a le square de l'Archevêché. Tiens, là aussi, naguère, ils voulaient foutre le jardin en l'air pour faire un parking. Tiens, là aussi, ils ont perdu. Derrière le square de l'Archevêché, il y a un autre square. Il s'appelle square de l'Ile de- France, il n'est pas bien grand, il est charmant. Il occupe la pointe de l'île de la Cité. A l'extrémité de cette pointe, on a aménagé une crypte. Cette crypte est le mémorial de la Déportation, construit à la mémoire de tous les déportés dans les camps nazis. Quel Parisien, quel provincial, quel étranger, passant là entre ces deux squares, venant du quai' de la Tournelle et empruntant le pont de l’Evêché, n'a pas été saisi par la beauté de l'endroit ? C'est un de ces endroits magiques, comme même les plus belles villes n'en offrent pas plus de deux ou trois. , Odes, ben allez le voir, l'endroit magique. Des fous furieux sont tout juste en train de finir de le foutre en l'air. Il y avait, peur fer- Mer le square de l'Ile-de-France, des grille à modestes, comme à là plupart des squares Parisiens De ces grilles pas plus hautes que les massifs qu'elles protègent et qu'on finit par ne plus voir. En l'espace de deux jours, ces grilles ont été remplacées par une muraille de barreaux de deux mètres quatre-vingts de haut ! Quand on arrive par le pont de l'Evêché, la perspective si charmante sur les arbres et l'île Saint- Louis est complètement bouchée par ce rempart de barres de fer. Regardez la tête des gens, ils sont ébahis. On est réputé, à Paris, pour ne pas lésiner sur la sécurité de nos squares, mais quand même ! Alors, on se renseigne. On apprend que c'est à la demande de plusieurs associations de déportés que l'ancienne grille a été remplacée par, ce monstre. Alors, on se rappelle. C'était l'année dernière, 25 avril 1975, jour du souvenir des Déportés. Une délégation du G.L.H., Groupe de Libération des Homosexuels s'était pointée, à la cérémonie anniversaire, pour déposer une gerbe au Mémorial qui se trouve dans la crypte. Il faut savoir, en effet, que les nazis ont exterminé des homosexuels par dizaines de mille, pour le simple fait qu'ils étaient homosexuels. Si les juifs portaient l'étoile jaune, les homosexuels, dans les camps, portaient le triangle rose. MM. Mmes les rescapés de la déportation et leurs représentants n'ont pas toléré que des homosexuels voulussent honorer, eux aussi, leurs victimes des nazis. Des gardiens de l'ordre hétérosexuel, sûrement tous hétérosexuels eux-mêmes, et tous totalement hétérosexuels, avaient embarqué les porteurs de gerbe et là délégation. Le 25 avril approche. Il était urgent de construire une muraille antipédés devant le square qui abrite le mémorial des Déportés. Muraille qui n'empêchera jamais de passer le profanateur pronazi muni de son pot de peinture et de son pinceau à faire les croix gammées... Elle est exemplaire, cette histoire de grilles réclamées par d'anciens déportés. Leurs années de catin) n'ont pas suffi à les dégoûter des barreaux. De tous les barreaux. Poursuivis, exterminés parce qu'ils n'étaient pas comme les autres, ils ont trouvé encore moins comme les autres qu'eux : les pédés. Halte aux pédés ! Bon, on s'en fout, on n'est pas pédé. Ce dont on se fout pas, par contre, c'est de cette grille. Faut retirer çà fissa, messieurs mesdames les anciens déportés, et si les pédés viennent encore vous embêter avec le souvenir de leurs morts, transportez donc cette grille à la campagne et enfermez les pédés derrière. Faut être logique, dans la vie.
Batons Noirs
Dans le lundi du 16 février, n° 588 du « Nouvel Obs on vous entretenait de ce juge d'instruction d'Aix-en-Provence qui avait fait part au parquet de son intention de voir plus clair dans une affaire où des policiers de Marseille étaient soupçonnés d'avoir introduit une matraque dans l'anus de deux jeunes garçons pour obtenir d'eux des aveux sans preuves. Le parquet, au lieu de féliciter le juge d'instruction de s'intéresser à son métier, avait demandé à la chambre d'accusation de le dessaisir du dossier. La chambre d'accusation devait rendre son avis le 18 février. Elle l'a rendu plusieurs jours après. Sans doute pour se donner le temps de la réflexion. Elle n'a pas dessaisi le juge d'instruction. Il pourra donc poursuivre ses investigations et, éventuellement, faire déférer devant les assises des officiers de police judiciaire sous l'inculpation de viol de deux jeunes gens, dont un mineur, au moyen de matériel administratif détourné de son usage. Si le procureur veut être sévère, il les traitera de tortionnaires. On ne pense pas qu'il ira jusqu'à les traiter de pédés refoulés. Tortionnaire, ça a ses lettres de noblesse. Pédé, demandez donc aux déportés.
D. D. T.
Lundi 15 mars 1976
"
31 août 2009
Frénésie des médias
Je ne sais pas si vous avez le même problème mais BadBoy est frénétique de médias à son retour de vacances (dont il faut reconnaitre qu'il les passe en général, soit loin, soit isolé, dans tous les cas, sevré de tous ces signaux fourmillants...). Alors à son retour, c'est la gabégie, l'orgie, la touze d'images et de textes. Evidemment pour vous il a retenu quelques bons moments, de quoi se motiver pour la rentrée. En noir comme l'humeur du Japon de 2009 :
...ou en blanc comme l'Amérique d'Obama :
Dans l'ordre le nouveau Vogue Hommes Japan (pix Steven Klein), la nouvelle pub Saks et pour clore un visuel shooté par KL pour Numéro (source WWD.com).
30 juin 2009
C'est une belle journée
"C'est une belle journée Je vais me coucher Une si belle journée Qui s'achève Donne l'envie d'aimer Mais je vais me coucher Mordre l'éternité A dents pleines C'est une belle journée Je vais me coucher Une si belle journée Souveraine Donne l'envie de paix Voir des anges à mes pieds Mais je vais me coucher M'faire la belle Allongé le corps est mort Pour des milliers C'est un homme qui dort... A moitié pleine est l'amphore C'est à moitié vide Que je la vois encore Tout est dit puisqu'en amour Si c'est du lourd Le coeur est léger Des élégies toujours Les plaisirs, les longs, les courts"
Et oui BadBoy s'est réveillé tôt et de bonne humeur pour un petit déj en terrasse à l'Avenue qui est un bel endroit pour commencer une belle journée comme nous la fredonne la Vilaine Fermière.
Depuis lors, du taf, du taf, du taf, des gens qui dissertent sur l'entreprise postmoderne [pour ceux qui comme BadBoy ne lisent ni Lipovetsky ni les punks, l'article Wikipedia est un bon "La postmodernité pour les nuls"] et citent Bernard Stiegler comme BadBoy se réfère à Mylène Farmer [idem sur Wikipedia, arrêtez de poser la question].
Et dans le Monde :
1- un Airbus de plus à l'eau... on sent moins d'émotion... lassitude ou réalisme face à ce qui serait perçu comme un laxisme évident d'une compagnie dont on ne connaissait même pas le nom... racisme ordinaire parce que les victimes sont d'ailleurs même si techniquement françaises... ? Bizarre et amer ;
2- le Monde titre sur les collectivités locales qui ne veulent pas financer les grands travaux de Sarko, cherche très fort des explications sérieuses, problèmes de financement, etc... et oublie d'imaginer une opposition systématique des Socialos retranchés dans les régions ou à la Mairie de Paris ! la Mairie de Paris a tout de même réussi un volte-face sur le projet de liaison express avec Roissy avec un recours contre son "utilité publique" : Bertrand doit aller prendre l'avion en vélo, le chéri ?! A moins que l'escorte de motards sur la bande d'arrêt d'urgence ne soit plus républicaine ?!
3- l'Iran qui secoue son joue plus spectaculairement que l'église catho qui tolère l'ordination de prêtres obscurantistes en son sein (une certaine mauvaise foi anti-cléricale de BadBoy, je sais).
26 juin 2009
Charlie tout triste
BadBoy est comme Charlie - il pleure le décés de Farrah Fawcett... une de ces rares héroïnes féminines avec Miss Purdey, dans un tout autre monde. Ingrat comme les médias font un battage d'enfer sur Jickael Mackson à la place de partager la tristesse de Charlie.
A propos du prédécesseur d'Obama au panthéon de l'intégration américaine : vécu ce matin à la cour, entre BadBoy et ses girls, c'est à dire une partie de son équipe, totalement féminine actuellement.
1- de Girl-chef : "En hommage à Michael Jackson, je propose qu'on ne se déplace qu'en moon walk aujourd'hui. Session de rattrapage pour les plus jeunes dans le bureau de Girl-assistante."
2- de BadBoy :"Chut on ne parle pas des plus jeunes devant MJ, ca pourrait le reveiller..."
3- de Girl-sous-chef : "Beurk…"
4- de Girl-assistante : "Who's bad ??? BadBoy as usual !!!"
5- de Girl-sous-chef : "Je vous signale que Farrah Fawcett aussi est morte hier, le panthéon de la disco et du brushing ! Et personne n'en parle, c'est scandaleux !"
6- de Girl-assistante : "Si on en a parlé mais tout le monde s'en fout..."
7- de Girl-sous-chef : "Et après on s'étonne de la disparition de la culture..."
8- de BadBoy : "On remarquera que celles dont on n'ose dire que ce sont les plus jeunes se sont abstenues de participer a cet échange... La culture aurait-elle bel et bien disparu !!!"
9- de Girl-Junior : "Mais qui est Farrah Fawcett?? OK, just kidding... (merci google...!). Quant à MJ, bien sur il fait aussi partie de notre culture musicale! Mais je l'ai toujours connu.... ... ... gris?"
10- de Girl-sous-chef : "Ah la nouvelle génération connaît Les Inconnus, tout n'est pas perdu !"
BadBoy est évidemment un handicapé de l'autorité...
17 juin 2009
Pressions professionnelles et contreparties
Oui c'est vrai quoi BadBoy est horriblement maltraité : on lui demande aussi d'avoir un avis sur les magazines féminins !
Heureusement Carine Roitfeld a été prévenante dans le dernier Vogue (juin-juillet) avec le shooting "Love Makes the World Go Round" par... Bruce Weber... qui nous a donc sorti le jeune et nouveau Johny Angel, nom tartissime, en plus affublé d'un AussieBum trop vu, mais bon, on n'est pas à faire du Bouguereau...
19 mai 2009
Poutine gros enc...
Titre certes un peu fort, mais c'est une formule de style qui reprend un vocabulaire assez commun qui n'est plus reprimé... et qui exprime bien la pensée libérale occidentale face à l'obscurantisme de gouvernants russes toujours prompts à faire appel aux forces du mal des extrêmes de droite pour maintenir leur popularité : grande tolérance pour les néo-nazis homophobes, plus faible pour une malheureuse Pride de 100 tafioles.
Message à mes amis qui ont regardé l'Eurovision sans broncher : cette année, il aurait fallu s'abstenir, d'autant que PatriciaKassetoidela était une pathétique tentative française de se faire bien voir d'un peuple d'ivrognes orthodoxes qui croient qu'elle est la France alors que personne ne la reconnait plus dans la rue ici depuis qu'elle s'est fait remettre la machoire d'aplomb (ou c'est photoshop ?).
Et pendant ce temps là, comme d'hab', ça cassait du pédé à Moscou...
7 mai 2009
La Gréco n'aime pas la basse politique du PS
BadBoy se félicite d'avoir réservé pour aller écouter et voir Juliette Gréco au théâtre des Champs Elysées début juin... d'abord il espère passer d'aussi bons moments que lors de sa prestation magistrale au Châtelet il y a quelques années, et ensuite, il constate que la vieille a la tête dure : elle n'entend rien au combat politicard des jeunes sbires du PS sur la loi Hadopi.
Bien sûr BadBoy eût dans le passé pratiqué un peu le téléchargement peer-to-peer mais il a pris conscience que c'est une forme de vol... quoi qu'on en dise, même si c'est pas voler gros, c'est voler un peu... or qui vole un oeuf, vole un boeuf... Et Hadopi vise d'abord, peut-être maladroitement, à confirmer que le vol est illégal et punissable.
BadBoy préfèrerait que Hadopi ne donne pas tant de pouvoirs à une instance administrative mais la sanction elle-même n'étant pas bien méchante, il a peu de problème avec cette justice expéditive (pas pire que de laisser un maître d'école mettre un élève au coin !).
Alors comme Juliette qui s'estime volée, il hue le PS qui préfère admettre qu ece type de vol participe à la profusion de la création et autre foutaise conceptuelle ultra-gauchisante.
Sur le sujet, s'il est confirmé que TF1 a viré un de ses collaborateurs parce qu'il s'est manifesté en privé contre la loi, c'est évidemment la preuve que TF1 pue, mais avait-on besoin d'une preuve supplémentaire ? Vous préférez SkyRock ?!!!
24 avr. 2009
Pris de court par l'actu !
BadBoy et FE en sortant de la piscine mercredi soir ont disserté modestement sur les élections européennes, ce combien l'idée est grande, mais les institutions pathétiquement conçues, résultat tout le monde se moque des élections...
Nous délirions sur une dame qui avait été sur la liste socialo récemment, et qui désormais copilotait la liste sarkozo-sarkozienne (où est la droite libérale ? où est la démocratie chrétienne ?)... BadBoy avait prévu d'en parler hier comme d'une continuité historique en les termes qui vont suivre : cas 1. Rattrapé par l'actualité, il aurait pu en parler autrement : cas 2 (même si BadBoy a conscience de faire le jeu des soc' qui veulent se racheter des bétises de leurs basse-cour poitevine, mais bon, notre garde sotte devrait savoir que les médias sont les médias).
Cas 1
Agnès Sorel
Gabrielle d'Estrée
Gabrielle d'Estrée bis avec le fils
Montespan
Maintenon
Pompadour
du Barry
du Cayla
Bellanger
Castiglione
Monroe
Anne
Rachida
On mesure l'évolution des moeurs... les courtisanes sont de plus en plus protéiformes avec des attentes plus ou moins carriéristes...
Cas 2
Bécasse
Dinde
Pintade
Rachida
On mesure mal l'apport de Darwin à l'amélioration des espèces...
21 avr. 2009
J'm'esssscuze
Moi aussi je vais faire preuve de solidarité et de bravitude : je m'excuse de ne pas avoir blogué hier. Trop de taf, et puis la piscine et la pizza en enchaîné le soir.
TLCKiwi, fidèle sarkoziste, est exaspéré par la posture politique de la Folle du Poitou, par l'usurpation de pouvoir de Ségolène Royal. BadBoy, différent, est catastrophé : le PS n'est plus du tout audible >> plus d'opposition sauf les alter-gauchos, ce qui n'est pas sain dans une démocratie. BadBoy se ferait bien juriste militaire : parler ainsi au nom du peuple français est un déni du processus électoral qui l'a rejetée clairement à 53% dans une campagne exacerbée et très polarisante, n'est-ce pas passible de la haute cour martiale ? du peloton d'exécution ? Et de se poser quelques questions : le PS va-t-il clairement se désolidariser ? Martine a-t-elle des .esticules ?
Enfin, constatons que ce ne sont pas les détournements de mots de Libé et l'aggressivité de son rédac'chef Laurent Joffrin (destinés à camouflet son irresponsabilité ?), qui viennent grandir le débat démocratique. Certes Sarko parle trop, trop fort, trop vite, trop directement, mais dans le cas d'espèce, la manipulation de Libé ressort des réquisitoires de justices bananières. Le journal s'enfonce en offrant une auto-défense molle où on lit, à propos de la phrase détournée, "nous l’avions clairement replacée dans son contexte", alors que l'original est toujours en ligne et ne le montre pas.
Allez va, je mets mon look bobo-gaucho-tout-est-beau-àl'estdebastille (comme d'autre mettent leur boubou de vacances au Sénégal), et j'm'esssscuze de la nullitude de Libé et de l'irresponsabilitude de mes voisins poitevins à la Chlorophylle qui élisent la Folle.
14 avr. 2009
Vétéran joyeux
BadBoy lit que le magazine perfide-albionesque pour les Boys Attitude fête ses 15 ans, il serait donc né en 1994... mais oui c'est bien certain, BadBoy s'en souvient, il était résident londonien, à l'époque il adorait cette ville... ça fait drôle d'être vétéran et la presse des années 90 que BadBoy consommait frénétiquement offre de multiples référentiels avec aussi WallPaper et autres titres "lifestyle". Il traîne une vieille pile des premiers Attitude à la Chlorophylle...
La cover des 15 ans avec ses paillettes est sympa et mérite d'être ici :
30 mars 2009
Mis à part la Princesse de Clèves...
...donc mis à part ce roman qui a déclenché l'ire présidentielle, mais qu'est ce qui ne la déclenche pas ces jours-ci (un sédatif pour l'hyperrégulateur), ce week-end il y avait le nouveau AnotherMan, le nouveau Vogue Hommes International, le nouveau WAD, etc... bref ce fut littéraire.
Ne résistons cependant pas à notre envie des belles choses, l'amour des belles lettres, et saluons cette parodie douce du roman de Madame de Lafayette : "la magnificence et l’économie n'ont jamais paru en France avec tant d'éclat que dans les dernières années du règne de Nicolas premier. Ce prince était galant, mobile et amoureux ; quoique sa passion pour la vitesse eût commencé il y avait plus de vingt ans, elle n'en était pas moins violente, et il n'en donnait pas des témoignages moins éclatants". Quand on y pense, quoi de plus génial que ce style et que ces questionnements comme "une femme doit-elle avouer qu’elle a un amant à son mari" ?
Alors pour fêter cela et parce qu'on aimerait bien qu'on nous dise qui est le mannequin, voici deux pix extraites de l'éditorial Chambre 69 du dernier VHI.
26 févr. 2009
Ainsi va le monde : les amis de BadBoy dans l'actu
BadBoy a reçu ce matin un mail de BlondieBretonne, copine d'il y a si longtemps, niouillorquaise depuis 20 ans, brillante hedgefondeuse, une fidèle d'entre les fidèles, mais bizarrement absente depuis quelque temps. Le silence expliquait cela : c'est la première victime directe de la crise dans l'entourage de BadBoy, licenciée pour cause de grave problème de son hedge fund... On avait toujours parlé de sa rémunération assez généreuse comme une contre-partie d'un risque assumé. Et BadBoy dit et répête qu'il faut laisser faire les ajustements et que les banquiers doivent assumer les différentes facettes du risque... Mais là c'est différent, parce que cela se déroule dans la réalité, pas en théorie statistique !
BadBoy est admiratif de sa réaction rapide : BlondieBretonne a déménagé dans NYC pour réduire son loyer et elle part faire du bénévolat au Guatemala, enseigner l'anglais à des gamins pas gâtés et de ce fait apprendre l'espagnol... en attendant que ça reparte aux US ou ailleurs.
Plus drôle, une amie m'avait caché être passée dans le Nunuche-Figaro d'avant Noël dans un dossier "les patronnes sont des chefs" : la photo d'elle dans sa cuisine avec 3 paniers en osier pour faire cool est juste trop trop trop, le texte "plus volontiers arrimées à leurs blackberry qu'accrochées à leurs casseroles" est tellement niais de fantasmes sur la vie des cadres soi-disant dirigeants (on se retrouve surtout pour rire de nos problèmes avec nos DRH et autres potins ragoteurs - visez le gap !)... on a conclu doctement "ça fait longtemps que l'on ne lit plus les journaux pour savoir ce qui se passe dans la réalité". Et d'ailleurs ça fait peur : un bon roman est souvent tellement plus efficace ?
Nico et Ségo, méritait-on cela ?
Encore un bien mauvais matin pour les âmes politiques au sens noble.
Notre Président de la République ne se sent tellement plus, qu'il ne passe pas 5 minutes à essayer de comprendre ce que la Commission de déontologie doit ou devrait faire, et pérore maladroitement sur le sujet, montrant son peu d'estime pour ladite déontologie...
Dans le fond, BadBoy pense que Perol ne devrait pas prendre le job - il a travaillé sur les conditions futures de son job en préparant la recapitalisation du monstre bancaire : le fait qu'il ait cru qu'il pourrait avoir ce job affectait nécessairement son processus de prise de décision (conflit d'intérêt en amont !) ou alors il faut dire qu'on lui demande de s'y coller parce que c'est une tâche régalienne que de mettre de l'ordre dans ce foutoir, mais la bonne gouvernance doit pouvoir gérer cela plus harmonieusement ? Au total c'est très lamentable. On préfère croire que c'est de la précipitation...
Quant à Ségo, sa vraie nature revient toujours au galop : la chèvre du Poitou qui découvre le fric de l'affairiste... Qui a jamais eu envie de passer du temps à Marbella ? C'était pour préparer le bronzage en Guadeloupe ? On peut être sensible au bien vivre sans être cheap ? Et puis nous jouer la vierge effarouchée parce qu'on la montre en couv' de Paris-Match, 1- dans le passé elle était très heureuse d'y être, 2- fallait savoir que les journaleux se défendent entre eux et qu'avec Bruno Gaccio, elle risquait peu (même si Closer l'a taquinée), mais maintenant la meute journalistique n'a plus aucune raison de faire jouer ce qu'elle appelle sa déontologie...!
24 févr. 2009
Piscine ou tennis
BadBoy est en bonne voie pour faire 4,5 km de brasse en 5 jours mais la lecture du Vman de printemps que vient de lui envoyer depuis NYC ArtyModel (devenu ArtyModel-turned-Editor) l'amène à questionner la possibilité d'une reconversion : quid du tennis ?!!!
A moins que ce ne soit que le survêt' qui importe vraiment ?

© Justin Gaston par Doug Inglish.
20 févr. 2009
Mauvais joueur
On en a marre de l'hypocrisie des hommes politiques.
Certes M. Guillon y est allé un peu fort sur France Inter avec DSK lundi matin dernier (ce jour-là, Guillon invente une procédure imaginaire d’évacuation -avec sirène à l’appui- de toute la gent féminine de France Inter au cas où la «bête» DSK, à peine remise de son aventure avec une ex-employée du FMI, se «réveillerait», comme le raconte Libé) , mais le "c'est qu'un méchant" de DSK ensuite était assez gémitivement nul. DSK fait ce qu'il veut de son outillage, mais qu'il assume !
Je cite "«J’ai assez peu apprécié les commentaires de votre humoriste. Les responsables politiques ou d’actions publiques comme moi ont le droit, ou même le devoir, d’être critiqués par les humoristes. Mais l’humour, c’est pas drôle quand c’est principalement de la méchanceté…"
Pour la peine, BadBoy contribue à relayer Stéphane Guyon.