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21 juin 2010

Buzz communicatif

BadBoy a beau être en Chine à chercher de bonnes idées de business, il garde un oeil le soir sur le vieux monde et en apprend de belles... Il a ainsi noté pour vous, sur le thème, les fesses en l'air ou à l'air, ça fait vendre :

1- la pub en haut à gauche pour la marque fifille d'Abercrombie&Bitch, Gilly Hicks... pas si vieille fifille que ça ;

2- l'opération de guerilla-marketing de Desigual (mais si ces vêtements multicolors mal taillés que les barcelonais voudraient faire passer pour de la création, non non pas custo, l'autre, qui d'ailleurs nous promet-on va déferler à Paris, pwahh quelle horreur - Zara c'est parfait et donc suffisant), opération de buzz donc qui consiste à annoncer habiller gratuitement les 100 premières personnes qui se présentent ce jour dans ses flagship stores de Barcelone et Madrid... hâte de voir les vidz !

3- autre buzz, toujours une marque qui veut se faire remarquer, mais plus inattendue, la beuneupeu-pas-ripaille qui a financé en douce avant de le révéler la série "Les Colocs" diffusées on-line... pas très sérieuse, et un peu déjà vue, une Auberge Espagnole parisianisée :

15 juin 2010

Délégation à la con

BadBoy a aujourd'hui dû traiter d'un grave problème à la cour de l'Empereur. Le Délégué Général à la langue française et aux langues de France lui a pompé l'air car il était en retard pour répondre à un questionnaire hypra important envoyé sur papier à entête tricolore l'interrogeant sur ses initiatives en faveur de la défense ou la promotion, c'est pas clair dans l'esprit du scribouillard, disons donc la défense de ladite langue française dans son quotidien professionnel.

La réponse a failli fuser : "Môssieur, j'adore le français, le breton, le basque et l'alsacien (et même le corse et le créole) mais mes clients chinois, russes, brésiliens, indiens, américains, allemands, lunaires, les seuls dont le financement ruineux de votre délégation inutile et envahissante n'obère pas les revenus à travers des impôts en augmentation constante, lesdits clients donc s'obstinent à me parler dans leur langue et comme j'ai la bosse du commerce j'emploie des chinois en Chine, des braves gars que j'ai le plus grand mal de convaincre d'apprendre le français plutôt que de sauter leur maîtresse en sortant du taf."

1- BadBoy a identifié une source d'économie redéployable vers l'éducation nationale et les vioques de 55 ans qui veulent pas baisser leur retraites.
2- BadBoy est candidat au poste de délégué général au saucisson français et aux charcuteries de France, autre noble cause.

21 oct. 2009

Art invasion

MauvaisGarçon has been spending quite a bit of arty time recently. The opening of Antidote 5 on Monday was actually a bad start as MauvaisGarçon was like "yeeek, why did we bother coming here, it's empty, there is just nothing" - big disappointment, a little embarassing as I had encouraged FE to join. 15 (return-)pool laps helped to recover.

Yesterday was so hectic that MauvaisGarçon could not post down here, but it's because he squeezed into his diary an hour at Cour Carrée for the Fiac pre-op... he is afraid it was quite ghastly non-sensical as well. But for a couple of more like sculpture things. In the evening he was in Orsay and there he had his Art kick: Ensor is a MUST. Unknown, mad and still so contemporary - MauvaisGarçon wished he'd seen a tenth of that at Cour Carrée Fiac. ArtNouveauRevival is more of a lunatic idea, and quite badly executed at that, forget. The beauty behinfd that evening? Well, ArtyModel had devoted an evening of his much in demand schedule to MauvaisGarçon: guess what? It was a fab evening... (even as the Vin de Loire was weirdly "madérisé"!)

And talking of art, here is a free creation by MauvaisGarçon's girly team, stickers on a window of his office to celebrate his recent birthday, on a e-Invasion theme.

14 oct. 2009

Shitty corporate life

BadBoy a des chevaux de bataille à la cour de l'Empereur qui ne le lassent pas : l'encouragement de la créativité est l'un d'entre eux. Grosso modo, BadBoy a pris progressivement conscience qu'il ne serait jamais un génie à la El Greco, Ingres, Sagan, mais qu'il valait mieux qu'il sache admirer, supporter et encourager ceux qu'il croit apercevoir à l'entour. Et il milite, et il vitupère lorsqu'il a l'impression que l'on attente aux idées nouvelles ("on n'est pas dans un quartier de haute sécurité ici tout de même")...

Et comme il est tout de même théatralement fol parfois, les courtisans de rang inférieur qui le vénérent notent ses bons mots... et paf pour son anniversaire, voici la banderole qu'il a trouvé dans son bureau :

Et ce n'est pas en me servant du Léoville Las Cases 1991 quasi-madérisé au déjeuner que la cour va remonter dans mon estime !

2 oct. 2009

October Issue

La cour impériale au sein de laquelle évolue BadBoy, vit au rythme de quelques évènements mondains ruineux qui sont l'occasion de psychodrames inouïs entre les courtisans, les chroniqueurs de la vie de cour et les putes à frange qui gravitent en périphérie : "tu as vu la-pousseuse-de-bic, elle est assise devant l'assistante-porte-manteau, c'est dingue non, tu crois qu'elle couche avec le-designer-maille-jersey ?" Evidemment tout cela est totalement fictif, la preuve : le-designer-m-jersey ignore toutes les filles comme tous les mecs qui ne portent pas des sacsàmain à faire pâlir Bernie.

Enfin bref, c'est Fashion Week, les réseaux de téléphone mobiles sont saturés autour des lieux où se donnent les shows, tout va bien ! Il y a effectivement quelques créations géniales qui transparaîssent et l'ambiance est agréablement festive : ce soir, BadBoy va parachever sa journée en profitant d'une dinette au Bar Impérial chez Maxims ouvert pour l'instant de la Fashion Week - depuis feux les Kaliente et les Club S, ce si bel endroit lui manque. Il compte sur une côte de boeuf mais il n'a pas osé la réclamer, déjà qu'on lui a dans un premier temps annoncé que c'était complet ("mais vous ne savez pas à qui vous parlez !").

Mais cette journée aura surtout été marquée par l'apparition du Diable : alors que BadBoy devisait avec un jeune Directeur Artistique qui monte (que l'on nommera par souci de discrétion LeViking) vlati pas qu'il voit se diriger vers eux (vous suivez : vers LeViking et BadBoy), une petite souris grise, étonnamment élégante, avec des lunettes de soleil, OMG (Oh My God), c'est elle, OMG, "I'm Anna", "Nice to meet you, I'm Bad". Et comme elle attendait l'Empereur, nous l'attendîmes ensemble. En fait elle est adorable ! Marre des mythes : les gens sont gentils, en fait !

22 sept. 2009

BadBoy s'en va psychoter outre Manche

Quick update : les événements récents ne seront pas la cause du silence de BadBoy durant les quelques jours à venir, juste qu'il va participer à un de ces séminaires managériaux (dont il est lui même partiellement responsable de l'existence soit dit en passant... schizo quand tu nous tiens !), séminaires donc de nombrilisme et écoute 360°... ça va donner : mais que va-t-on découvrir ?!

Il va en particulier chercher à comprendre dans quelle mesure il donne le change... est-il trop butch à force de faire les placards ?! C'est qu'il a des doutes sur son aptitudes a exciter le gaydar des autres (fonctionnalité désormais aussi indispensable que FessBouc sur iPhone).

Qu'on y songe : tout récemment rentrant du Palais Royal à sa résidence (500 m), il est apostrophé par une dame à poussette, genre serre-tête branché "excusez moi la rue JJ Rousseau ?" (elle sort d'où la bourge, le carrefour avec la rue est en vue), je lui indique la direction fort civilement et puis je précise "mais si vous allez dans (telle partie de la rue), passez donc par le passage Vérot-Dodat, c'est bien plus agréable"... elle de me dire "je ne sais pas je vais dans un magasin qui s'appelle Louboutin"... moi "alors le passage c'est parfait : Louboutin c'est au bout à gauche" (mais comment tu vas tenir sur ces groles branchasses ma fille ?!), elle "mais comment vous connaissez, VOTRE FEMME est cliente ?" (je la sentais prête à coucher pour avoir un mec qui lui offre des semelles rouges). Moralité : j'ai une tête de mec top cool qui offre des Louboutin à sa femme...

4 sept. 2009

Un pays de bourgeois engoncés

Le débat actuel sur les bonus et les gesticulations de notre classe politique sur le sujet renvoient BadBoy a l'un de ses sujets favoris : la France pays de bourgeois au sens pas noble... Il est manifestement insupportable pour nos concitoyens du haut en bas de l'échelle sociale qu'un individu s'enrichisse par son travail, surtout intellectuel, alors qu'hériter de fortunes, colossales ou pas, est d'une normalité morale parfaitement acceptée par tous.

Traders ou cadres dirigeants qui créent de la richesse sont vilipendés par la Sarkozie et la Socialie réunis, tandis que les libéralités soupçonnées d'une riche héritière permanentée pour un supposé gigolo ne font guère frémir que... personne : elle est née riche, elle est respectable et son environnement, même putassier, bénéficie de la même indulgence. Seuls les décérébrés qui tapent dans des ballons semblent exonérés de la vindicte populaire et sarkozienne.

La nouveauté c'est le consensus que la Sarkozie a fait naître sur le sujet. Traîtrise populiste caractérisée ? force est de se rappeler que tous les dictateurs de droite auront historiquement préfèrer s'appuyer sur une vaste classe moyenne dont ils nourrissaient les rancoeurs contre des élites dirigeantes nécessairement ploutocratiques cosmopolites etc, tout en épargnant les ultra-riches qui les finançaient mais pouvaient vivre hermétiquement séparés et ignorés de la majorité haineuse.

BadBoy s'est souvent demandé combien des porteurs de shorts fluos qui regardent crétinement les yachts vulgaires du port de SinTropé votaient à gauche... il n'a désormais plus ce dilemme : ils sont sûrement sarkoziens.

26 juin 2009

Fashion week goes on

Fif-voyeur-qui-se-remet-deson-asexie-postrio ne serait pas content si je ne terminais pas la semaine par un choupinou. Alors je vous rends compte de ma Fashion Week à moi, qu'elle est épuisante, cause qu'elle vient en sus de mes insomnies et de mon taf à la cour.

Il va falloir revenir aux T-shirt plus amples et très fins - et on garde les grands cols échancrés y compris en V quoiqu'en disait badBoy il y a six moi et ArtyModel-turned-Editor il y a deux jours (il faudra aller mater sur internet le show de Kris van Assche pour sa marque éponyme dont rentre tout juste BadBoy - un cours de layering réussi).

Ah et puis l'ambiance des backstages (ici chez JPG) :


Et chapeau à Paul Helbers pour Lui Vouitton :

© WWD.

Charlie tout triste

BadBoy est comme Charlie - il pleure le décés de Farrah Fawcett... une de ces rares héroïnes féminines avec Miss Purdey, dans un tout autre monde. Ingrat comme les médias font un battage d'enfer sur Jickael Mackson à la place de partager la tristesse de Charlie.

A propos du prédécesseur d'Obama au panthéon de l'intégration américaine : vécu ce matin à la cour, entre BadBoy et ses girls, c'est à dire une partie de son équipe, totalement féminine actuellement.

1- de Girl-chef : "En hommage à Michael Jackson, je propose qu'on ne se déplace qu'en moon walk aujourd'hui. Session de rattrapage pour les plus jeunes dans le bureau de Girl-assistante."

2- de BadBoy :"Chut on ne parle pas des plus jeunes devant MJ, ca pourrait le reveiller..."

3- de Girl-sous-chef : "Beurk…"

4- de Girl-assistante : "Who's bad ??? BadBoy as usual !!!"

5- de Girl-sous-chef : "Je vous signale que Farrah Fawcett aussi est morte hier, le panthéon de la disco et du brushing ! Et personne n'en parle, c'est scandaleux !"

6- de Girl-assistante : "Si on en a parlé mais tout le monde s'en fout..."

7- de Girl-sous-chef : "Et après on s'étonne de la disparition de la culture..."

8- de BadBoy : "On remarquera que celles dont on n'ose dire que ce sont les plus jeunes se sont abstenues de participer a cet échange... La culture aurait-elle bel et bien disparu !!!"

9- de Girl-Junior : "Mais qui est Farrah Fawcett?? OK, just kidding... (merci google...!). Quant à MJ, bien sur il fait aussi partie de notre culture musicale! Mais je l'ai toujours connu.... ... ... gris?"

10- de Girl-sous-chef : "Ah la nouvelle génération connaît Les Inconnus, tout n'est pas perdu !"

BadBoy est évidemment un handicapé de l'autorité...

10 juin 2009

Mise en condition spikologique

BadBoy se dé-stresse des moments de bourre à la cour en faisant le tour de ses blogs... Il est heureux d'apprendre sur BeautifulMag l'histoire niaisouse de celui qui a toujours voulu être photographe, un certain Jorge Rivas (histoire à ne pas lire), enfin, il est surtout heureux de découvrir ses travaux : l'un d'entre eux résonne particulièrement d'un atmosphère ibiscencesque prochaîne. Qu'on en juge :

29 mai 2009

C'est vendredi, c'est fini

Quelle semaine côté taf... comme si soudainement après trois ans d'intronisation à la cour de l'Empereur, BadBoy devenait enfin utile...

Enfin qu'il se dit...

Résultat suis déjà très fatigué alors que le w/e n'a pas encore commencé !!! Et il y a un ciné ce soir (Almodovar), un mariage civil demain à 10.30, le déj afférent et deux anniversaires dans la soirée... et comme il faut aider les vieux qui déjà endettent le pays à mort depuis les années 70, lundi retour au taf par solidarité FORCÉE, qu'on se le dise, s'il n'y avait que moi, je ne donnerais pas un kopek de plus à la solidarité inter-générationelle qui nous a tout de même endetté pour les siècles des siècles...

La bonne nouvelle : on va enfin pouvoir sortir les tenues d'été ! Hep Fif-ardéchois, c'est presque le Brésil côté soleil... [fêtons cela avec un profil mannequinois d'une agence locale - tous les copyrights sont sur la pix].

24 avr. 2009

Trop trop de taf...

Ce w/e BadBoy sera de corvée (!!!) à...

17 avr. 2009

Semaine molle

Vivement le retour de TLC Kiwi que le Séminaire de France avait envoyé précher à Lille cette semaine. C'est qu'il va falloir ragaillardir ce week-end ! [à la relecture ce qui est écrit pourrait être cochon, mais ce n'était pas l'intention, je le laisse ependant ainsi...]

En effet, BadBoy n'a pas grand'chose à dire au terme d'une semaine mollassonne. Après les week-ends chlorophylliens, Paris aurait été bien inspirée de se montrer ensoleillée, mais la ville est restée grisaillouse (ciel depuis BadBoy's office en pix). BadBoy s'est abandonné au taf, victime consentante du train train de la cour impériale. Quelques dîners de Boys, sympas et agréablement conventionnels (LV/FT/JapGuppies, FE et Fif respectivement chez Miki, à l'Osteria et au Grizli) , et hop, c'est fini.

Un coup de gueule du vendredi, futile : BadBoy vient de recevoir sa dernière facture de Nespresso, soit il boit trop de café, mais ce qui rend ce dernier amer c'est l'annonce d'une augmentation du prix de la capsule de 31 à 33 centimes d'euros au 1er mai, soit la bagatelle de 6 et demi pourcent... pas mal en période de récession ! L'organisation internationale du café nous apprenant sur son site que le cours composite du café était à fin mars inférieur de 15% au cours moyen 2008 et équivalente au cours moyen 2007, il y a lieu de siffler les suisses et leur marketing lourdingue. Si la Bettencourt est toujours actionnaire de Nestlé, cela doit faire plaisir à François-Marie !

Relaxation parisienne ce week-end, Crazy et Sunday Marcel. Dimanche, brunch de préparation tactique d'Ibiza...

25 mars 2009

Hystéro démago

Fidèles lecteurs qui donc finissez par bien connaître mes obsessions, vous avez immédiatement imprimé : je veux parler du populisme malsain de notre petit chef de l'Etat.

Le cas d'espèce porte sur l'indemnité de départ d'un dirigeant d'entreprise : 57 ans, dont les vingt dernières dans la même boîte. Boîte dont l'Etat est indirectement actionnaire à travers la Caisse des Dépôts, depuis très longtemps en vérité, genre vingt ans aussi, et dans laquelle le FSI (belle foutaise d'un Etat qui n'a pas de fric et qui croit pouvoir faire comme les princes arabes et les dictateurs asiatiques un Fond Souverain, histoire que le chef d'Etat puisse prendre des décisions industrielles à sa guise), et donc dans laquelle le FSI a acheté des actions (en bourse donc sans injecter le moindre argent dans la boîte en question : belle foutaise encore qui démontre l'incapacité des fonctionnaires à jouer ce rôle... ils n'ont fait qu'injecter un peu d'argent dans les poches des actionnaires qui leur vendaient ce jour là en bourse), un malheureux deux pourcent et des brouettes supplémentaires. La boîte n'a pas besoin de l'Etat pour vivre, elle veut juste vivre sa stratégie.

Le dit PDG qui a gravi les échelons durant vingt ans et tient son poste plus ou moins dignement (plutôt moins que plus diront les "insiders", mais les chiffres sont décents) finit par se faire éjecter par son Conseil d'Administration, une année où la boîte se restructure (qui n'est pas contraint de le faire dans ce secteur actuellement ?) et va dépenser 200 millions d'euros et des brouettes pour dédommager les salariés qu'elle vire (c'est dans les comptes 2008 qui ne sont négatif que parce que la boîte prévoit des plans sociaux).

M. Sarkozy laisse entendre qu'il est malhonnête que ce cadre qui a gravi les échelons soit dédommagé de deux ans de salaire.

On dira ce que l'on voudra, son salaire était peut-être absurde à plus d'un million d'euros par an, mais tous les conseils des prud'hommes de France appliquent une jurisprudence de la Cour de Cassation qui verse un an peu ou prou par année d'ancienneté à des salariés débarqués sans faute. Faut-il désormais renoncer à espérer atteindre le sommet de sa boîte, Monsieur le Président, pour ne pas risquer de se retrouver viré sans indemnités ?

Sarko Démago Populo... de là à Facho il n'y a qu'un pas... et si ce n'est pas le cas, Sarko porte la responsabilité d'attiser la colère des mal-lotis qui sont dépassés par les évènements et souvent plus ou moins durement frappés (en vérité, les populations assistées sont les moins affectées car les systèmes de protection n'ont pas été remis en cause, au contraire renforcés, tandis que ce sont ceux qui font bouillir la marmite qui trinque avec les licenciements et trinqueront avec leurs impôts).

Evidemment trois millions d'euros c'est ridicule. Critiquons le montant mais pas le principe qui est juste dans le cas d'espèce et parfaitement conforme aux contrats, validés en Assemblée Générale par deux fois.

Pour finir deux huées pour deux sacrés fourbes :
1- l'autre hystéro du dossier, la patronnasse rouge (ah qu'il fait bon être héritière n'est ce pas Laurence, on n'a pas à se soucier de son Conseil d'Administration ?!), est une honte ambulante : elle a été élue par qui et pour quoi ? Quel juge est-elle pour estimer que Valeo est en situation d'échec (cf. article des Echos hier sur le bilan de Thierry Morin et le Crible des Echos sur la bonne perf' de Valeo comparé à ses concurrents) ?
2- l'amBIgu premier ministre : avec un minimum d'honnêteté et de loyauté, ne devrait-il pas se rappeler opportunément pourquoi les plans de restructurations de Valeo ne tombent miraculeusement jamais sur les usines de sa circonscription sarthoise ?!

Et bravo à Christine Lagarde pour avoir décider de ne pas jouer dans ce caniveau.

24 mars 2009

"Tendance nature revisitée avec des tons acidulés"

BadBoy s'est payé une tranche de rire ce matin, invité qu'il était d'un de ces instituts "Bureau de Style" qui soi-disant décryptent les tendances et, en fait, ne font que pré-macher pour RédacChef feignasses et Stylistes dés-inspirés des lyophilisés de goûts du moment.

Une folle qui s'écoutait parler, et s'aimait ainsi, a donc débité au kilomètre des banalités. C'était comme "Elle" live ! Dans la salle 80% de filles genre "ouais, c'est çààààà, tu vois ? la mode, c'est ça, quoiàààà" (où est la touche "accent snob" ?). Bilan : BadBoy s'est au moins fait allumer 2 fois du regard avant 10.30 du matin... chaude et pas classe la décoratrice...

BadBoy en a conclu qu'on ne disait plus les Seniors mais les Silver, qu'il fallait collectionner les branchages surtout si il y avait des chatons dessus. Que la pub Kenzo de printemps est précurseur de l'hiver 2011 (c'est dire si ces gens sont branchés - sans rire cette nouvelle campagne n'a pas été assez saluée - mais elle est Printemps-Eté 2009, pas 2011). Et un florilège :

"Référence de design industriel avec simplicité populaire
Arty optimiste
Gris chauds avec métallisation techno
Quelques fruités gourmands
Tartans nouveaux, Country moins British dandy mais plutôt retravaillés à la Warhol
Maison de campagne à la ville
Esprit route de la soie
Stylisation des géométries tribales
Art nouveau modernisé
Elégance épurée avec touches baroques
Kakis mousse lichen
Nouveaux neutres très travaillés
Gainsbourgeois
Bling bling de l'extérieur a l'intérieur mais raffiné"


Vomis et tais-toi !

23 mars 2009

C'est lundi, c'est tout pourri

Alors d'abord il a fallu se lever... et ensuite ce ne fut que de pis en pis : dans l'ordre, il fallut constater que...
1- il faisait gris,
2- TLCKiwi, depuis son bout de Paris à lui, confirmait que c'était gris,
3- c'était lundi et il y en avait pour une semaine sans excitation particulière, l'Empereur en voyage au bout du monde sans BadBoy dans ses soutes,
4- TLCKiwi, qui entre temps était allé à l'autre bout de Paris (BadBoy lui reste central, c'est déjà suffisamment moche le lundi), confirmait que c'était lundi et qu'on en prenait pour une semaine...

Sur ce, et alors qu'il avait été amusant d'en parler avec les potes au téléphone pendant le week-end, là ce lundi matin, il s'est avéré bel et bien acté que le Baron (un petit Empereur, Baron indépendant) pour le compte duquel BadBoy avait guerroyé jusque trois ans plus tôt, s'était fait lourder par des actionnaires aux abois et des administrateurs jaloux : donc l'assurance-chômage de BadBoy de ce côté-là était temporairement mise entre parenthèses. BadBoy a donc retrouvé une motivation fort légitime pour sourire systématiquement à tout le monde à la cour actuelle !

Si on ajoute à cela un numéro de faux-cul (est-ce vraiment un rôle de composition ?!) de Alain Minc dans le Figaro qui prétend donner des leçons d'humilités aux grands Barons, Rois et Empereurs (il a réduit ses commissions pour influences trafiquées et trafiquantes, lui peut-être ?!), que nous reste-t-il pour nous consoler ?

Ah si, la photo de mon neveu de 4 ans devant le chantier de sa future maison : un éclat de rire de bonheur...

Et puis si on veut revenir sur le thème sociétal : le ré-internement du Pape au Vatican. A vrai dire, mais BadBoy voit tout en noir ce jour, est-ce si bon ? Ce n'est pas isolé derrière les gardes suisses en uniformes obsolets que l'Eglise prendra le pouls du Monde, et donc le radotage inertique dangereux pour l'avenir de l'institution en Occident risque fort de perdurer... Enfin au moins on l'entendra moins... [la pix en haut à gauche n'est pas extraite d'un film BelAmi (warning, warning, ne pas cliquer si pas amoureux des sujets pointus) produit non loin de Prague, mais extraite du site officiel des gardes suisses : la Suisse et le Vatican, deux mondes qui ne peuvent nous produire que le meilleur des Lumières !!!].

12 mars 2009

Ça pue

Je ne parle pas de ce jus en illustration que je ne connais pas et qui a la malchance d'être là parce que 1- c'est une affaire vulgairement commerciale, ce que les parfums sont trop, 2- j'aime bien le visuel, mais ce qui pue, c'est la vie professionnelle de mon cercle.

BadBoy est un grand cynique de son engagement pro... ses amis sont parfois choqués qu'il insiste tant sur le côté Corporate Whore (pute) de sa carrière... mais le fonctionnement du marché de l'emploi n'est pas très différent des mauvaises rues.

A ce jour, BadBoy a un pote très bien formé, bon track record, qui galère depuis un an (certes en étant un peu à la recherche du chas de l'aiguille...) et avec la crise, en 2 semaines, cela fait trois autres annonces d'éjection, avec le cortège d'infâmes systèmes (le cas de X me rappelle la machine Khmer Rouge, on ne sait plus qui a décidé de le virer, mais il faut qu'il parte ?) et des formes toujours malheureuses qu'elles prennent.

Pendant ce temps là, à peine schizo, BadBoy réfléchit beaucoup à sa marque-employeur pour convaincre que chez lui tout il est beau (ce qui n'est pas faux en comparaison)...

4 mars 2009

It's a journey

Si BadBoy n'a pas contribué à son blog hier c'est qu'il a travaillé... bon certes d'habitude aussi il va au bureau, mais là ce fut dense, pour différentes raisons que sa légendaire discrétion lui interdit d'évoquer (la la la, vive la vie de cour) et aussi et surtout car il a du supporter une p#~@n de convention RH... quoique : ce fût moins pénible qu'anticipé, mais tout de même !

Les mots clé pour le "bullshit-bingo" étaient : "it's a journey" (genre c'est la merde, cela ne mène à rien, plan galère ? mais non c'est une expérience initiatique !), "entre nous" (bah voyons on va pas partouzer ensemble non plus ?), "management exposure" (comme à la cour, il est bon de pouvoir courber la tête, voire de faire la génuflexion au passage solennel de l'Empereur ou pour les moins chanceux des Grands Vassaux), "convergence" ou "alignment" (parce qu'on ne peut plus donner d'ordre et faire exécuter), "non-cash reward" (le sens de la vie ou le pouvoir comme sources de bonheur ?).

A propos de "non-cash reward", BadBoy a été fasciné de lire dans le WSJ que le patron de Merrill Lynch a gagné 1,2 MUSD en 2007 et un total de 157,7 MUSD en 6 ans à la direction, tandis que les pertes de la banque ont atteint 35,8 milliards de USD depuis la mi 2007, effaçant tous les bénéfices depuis... la mi 1996. Il n'y a pas d'excuse à tant d'incompétence - j'espère qu'il y a un peu de honte en forme de rémunération négative, mais ce n'est même pas évident.

BadBoy censuré ?

La Duchesse d'Antin-san m'envoie cela...

"
Ayant voulu accéder à ton blog pour augmenter le quota de mes activités intellectuelles du jour, je constate avec surprise que l'accès m'était désormais refusé !!!! [c'est normal le bureau c'est pour travailler ?]

Après les folies des dernières années, la Banque aurait-elle enfin amélioré son système de contrôle et décidé de préserver ses collaborateurs de l'influence d'individus subversifs ???? [rôle que BadBoy revendique haut et fort]

P.S. - je me demande quand même quels étaient les critères du filtre de sécurité qui se sont mis au rouge pour m'envoyer le "warning" :

  • apologie de l'argent facile (resto avec menu à 1000€, sac Vuitton "désirable" etc....) ???
  • oisiveté assumée au boulot (consistant à assister aux vernissages et faire une analyse comparative du champagne) ?
  • en vrac, les photos "pointus" voire le mot "boy"dans l'adresse du blog ? (pour certains, pourrait être gênant mais inoffensif pour une mamie comme moi [quelle coquête, elle croît que je vais lever le petit doigt pour contredire ?])."

BadBoy se sent renforcé dans cette affaire de critique voilée !

En haut à gauche, une allégorie des vertus par Le Corrège © RMN / Hervé Lewandowski.

19 févr. 2009

On n'est plus entre nous

BadBoy s'est réveillé de bonne heure (merci TLCKiwi... depuis quand les prières commencent-elles si tôt au Séminaire de France ?) et de bonne humeur (étonnant pour l'heure) : c'est que le dîner de la veille avec les Latour et des amis de TLCKiwi (la morale réprime l'origine de la connexion aux dits amis, mais passons, c'était des PLU, People Like Us, ouf pour une fois...) fut fort sympathique.

Depuis lors, le déjeuner avec un vieux pote assez mauvais boy a bien maintenu le momentum positif de la journée... et puis le soleil tapait. Et avec le dit pote on s'est fait une petite marche pour tchatcher jusqu'à ce qu'il fut temps de regagner nos empires respectifs.

Donc vers 14.45 BadBoy s'apprêtait à remonter l'avenue Montaigne depuis les Champs lorsqu'il se rendit compte que juste devant, arrêté au feu piétons avec lui, ce type bizarre au pantalon trop court sur de grosses chaussettes, mais un pantalon de très beau drap gris, avec un manteau ample et court de drap de laine beige à la doublure blanche, bon sang mais c'est bien sûr, c'est Stefano Pilati le designer de Yves Saint Laurent (pas la Maison d'objets d'art et de tableau qui liquide, mais la Maison de mode - cf. collection Homme Printemps 2009 en pix). BadBoy décidait donc de le filer le long de Montaigne surtout pour voir la réaction d'autrui.

Et bien rien de rien, personne absolument personne n'a reconnu l'assez beau Stefano, il avait beau user de son blackberry en parlant assez fort, battre des bras comme une éolienne, personne n'a levé le regard, tourné la tête ! Je ne sais pas si le type a besoin de se sentir adulé, mais si c'est le cas, ce fut un exercice d'humilité [alors que moi bien entendu, on m'a maté ! si !]. Les cadrillons qui fumaient leurs clopes au pied de l'immeuble Canel n'ont rien repéré non plus. Aucune fashionista qui paierait une fortune pour un bout de tissu froissé par le créatif star, n'a semblé se rendre compte que son Dieu était là (il est loin le temps où Eddy et Patsy se prosternaient aux pieds de Lacroix dans AbFab).

Le plus drôle fût qu'il s'est, lui, retourné une fois sur une grande et assez belle femme, très brune, trop brune pour que les grands coloristes soient innocents, vulgaire à souhait, pardon vulgaire à lunettes de soleil, qui parlait fort avec une blonde très platine, trop platine pour que les grands chimistes soient innocents, une divorcée d'un actuel président d'un grand pays d'Europe de l'Ouest, remplacée depuis lors par une croqueuse-bêleuse si vous voyez ce que je veux dire.

Voilà le monde où BadBoy est contraint de passer ses journées : à pister un créatif star qui se retourne sur la précédente Première Dame de chez nous, mais d'une vulgarité... Pas PLU ! Et c'est là que BadBoy a repensé à sa discussion avec l'ami au déjeuner et aux expressions snobs : PLU, People Like Us, expression américaine dont l'équivalent excluant en anglais donne le si charmant NQOCD, Not Quite Our Class Dear! Ces deux là, toute cette avenue Montaigne, étaient réellement NQOCD.