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22 oct. 2009

Sneakers by Pierre Hardy

BadBoy avait été totalement fasciné par Américan Psycho à sa sortie... qui ne l'eut pas été... qui ne le serait pas en le découvrant aujourd'hui ? Il y a la fameuse scène de comparaison des cartes de visites, version cadre cocaïnomane de la comparaison de choses viriles. Alors lorsque ce petit bijou de réalisation est arrivé sur mon wall FaceBitch, je l'ai revu deux fois, vu trois fois, c'est tout dire ! Check le décor, mate les Boyz...

2 oct. 2009

Du champagne et du sexe

BadBoy est très partagé. Il ne sait pas si les fonctionnaires suisses sont des cons sournois, si les juges américains sont des pervers honteux pudibonds et juridicisants, si Polanski a écrit Lolita... (mais non il sait bien : les deux premières propositions sont précisément avérées par les faits et puis la troisième est presque vraie car Nabokov est encore un de ces émigrés de l'est...)...

Mais il pense que même si on n'accepte pas l'actuelle dérive du bon sens populaire vers une obsession qui assimile trop de choses à la pédophilie, néanmoins saouler au champagne et au sédatif une nymphette de 13 ans même si elle pose pour Rogue, c'est pas très bien et que fuir la justice après avoir passé un deal avec le juge, plaidé coupable, etc, quand bien même on n'aurait rien à se reprocher, dans une démocratie, c'est pas bien non plus.

Il a donc tendance à considérer que les appels à la libération de Polanski du fait que c'est un artiste et que tout cela est vieux, et dans la mesure où il croit dans la justice des pays occidentaux, il a donc tendance à considérer que de la part d'artistes donneurs de leçons, c'est mauvais.

28 sept. 2009

Résumé des épisodes précédents

Exercice chiant comme la mort que de raconter factuellement ce qui s'est passé depuis presque une semaine, d'autant que le seul sujet intéressant, BadBoy ne souhaite pas l'aborder plus que cela (on va juste codifier cela "La Déloyauté").


Alors pour pimenter les choses on va se le faire à rebours.

BadBoy a écrit cette intro tout en patientant pour obtenir le service client TV d'Orange à minuit trente cause que le nouveau service très chic auquel il a souscrit la semaine dernière pour fêter son célibat ne fonctionne pas (sujet déshonorant certes mais ce week-end la notion d'honneur a été l'objet d'un viol par un troupeau de gorilles privés de guenons depuis 6 mois). C'est dingue qu'à minuit et demi FT soit encore au bout du fil. Enfin l'accent est tel que c'est peut-être pas un travailleur de nuit... J'ai appuyé sur trente-six touches, déconnecté mon décodeur, donné le numéro de carte, fait remarquer que l'on me demandait mon numéro de téléphone pour la deuxième fois et maintenant je dois attendre 30 minutes devant un écran vide. Intéressant, autant blogguer !

Auparavant une dînette rapide avec FE. Le Café, rue Tiquetonne, ma marotte simplette du moment. Ambiance brown café version niouillorquaise à Paris (comprenne qui pourra - il va beaucoup être question d'incompréhension). FE très justement cynique sur l'âme humaine, c'est une immense qualité et un vilain défaut ! Auparavant les trois quarts d'heure bis-hebdomadaires de brasse aux Halles.

Je sais c'est chiant même raconté à l'envers... mais patientez...

Auparavant une journée de taf bien chargée mais sympa. Ai même trouvé le temps d'une terrasse avec une collègue, au soleil tiède de septembre, très agréable. Ai eu le courage de m'outer ; il était temps on se voit tous les quinze jours, je suis le seul collègue qu'elle ait invité à son mariage. Elle a été très bonne en me disant que cela ne se voyait pas mais que d'ailleurs elle s'en moquait. Lui ai raconté La Déloyauté : puisqu'elle semble tolérante, me suis dit qu'autant qu'elle découvre l'élégance des moeurs contemporaines... Elle a beaucoup rit, elle a halluciné, et m'a renvoyé un verdict tellement cruel que j'ai fait gloups (comme les voisins de César je pense lorsqu'il tournait le pouce vers le bas en souriant) - les filles c'est ignoblement dur ?!

Verdict en contradiction complète avec l'annonce que j'avais faite à TLC en fin de matinée que je faisais fast-rewind (comprendre : un rembobinage du film, une remontée dans le temps et un effacement des données intermédiaires) jusque samedi après-midi et que je m'étais calmé après m'être fait trop de mal du fait de Sa Déloyauté depuis 30 heures, qu'autant reprendre en amont... Je sais c'est mégalo, on n'y peut rien, ce qui fut, fut, mais on peut aussi s'en moquer ?!

Dans ce fast-rewind passent donc à la trappe : le dimanche du cadavre pleurnichard qui aimerait que TLC retrouve le sens de l'écoute et éventuellement la parole et qui se demande si il a été sous hypnose durant vingt mois... Journée marquée par les amis "very supportive" à la Sunday Marcel, par un drink très sympa sur la terrasse dingue en plein 7ème d'un ami de la tribu d'Ibiza, par "September Issue" au ciné avec FE et SweedyVolange, par un dîner avec un pote anté-diluvien, par un dèj' avec Fif-rasleculdeceshistoires-soisrationnel-questcequetesperes (quelques indulgences gagnées par tous dans ce contexte de BadBoy hystéro). Auparavant la nuit de 2 heures cause BadBoy est un hyper nerveux quand il s'y met ! Auparavant les excuses vite expédiées qui ont suivi La Déloyauté... Passe aussi à la trappe la soirée 18ème (pix en haut à gauche) tellement bien conçue et menée où malheureusement certains ont mis en scène cette pièce à succès si vulgaire "la Déloyauté"...

Passe aussi à la trappe, dégât collatéral, ce moment si sympa où nous avons vélocipédé en déguisement approximativement 18ème dans Paris avec les LaTour et TLC - joie amicale simple. C'est con que ce soit à la trappe parce que le bonheur naïf, c'est bien aussi.

Bah oui faut être logique vous n'en saurez pas plus si je fais fast-rewind, c'est super pratique, on oublie tout, ya plus que des bribes... A quoi bon ?!

Auparavant c'était samedi après-midi et BadBoy avait connu le bonheur de l'exercice physique intense, celui qui met en sueur et fait monter les hormones : il avait découvert le Klay son nouveau club de sport. Si vous êtes comme BadBoy, il recommande. Et puis quelle fréquentation... !

Auparavant (vendredi soir) BadBoy avait participé à une très belle soirée pour l'anniversaire d'Angelina-de-LaTour. Un grand moment d'amitié qui venait couronner une semaine dont BadBoy se félicitait : la séparation du week-end précédent cédait le terrain à une entente amicale agréable, les amis renvoyaient une image constructive de tout cela. Soirée qui répondait aux critères essentiels de la réussite : very nice Boyz, very mad Boyz, too much Champagne, great buzz. Les retrouvailles post-londoniennes avec TLC étaient légères et complices. Les amis réussissaient à trouver leurs marques par rapport à l'un et l'autre.

Auparavant Londres et BadBoy a pour une fois pas mal kiffé l'expo d'art contemporain du moment : Anish Kapoor à la Royal Academy of Arts - un grand moment surtout lorsque l'aboyeur (les anglais sont barges) a été incapable de répéter l'identité de BadBoy au Président de l'Acacdémie qui accueillait... Anish donne dans la cire et ça donne bien ! Sinon les classiques Cecconi's, etc... BadBoy a retrouvé le Londres qu'il aimait tant il y a 15 ans, et c'était bon. Et les amis de là-bas restent des amis fidèles.

La fidélité en amitié c'est bien !

17 sept. 2009

Retour sur "Tu aimeras toujours"

BadBoy vous avait déjà bassiné avec son émoi suite à la visualisation de "Tu n'aimeras point" cet excellent film.

Il l'avait vu et avait beaucoup échangé avec TLC-TNT sur ce dont il parlait dans son post précédent, mais il n'avait pas mis les mots sur la fin... cela lui semblait évident et dans le droit fil du film. Et ça c'était génial, une cohérence parfaite.

Mais samedi soir au dîner d'anniversaire de HomeStayerdIssy, révélation en comparant nos avis : mon voisin avait vu une autre fin... incroyable, je me faisais un fast-rewind : sur la base des mêmes images durant une heure et demie (?) il avait interprété totalement différemment la fin.

Et le fast-rewind marche parfaitement : peut-être la réaction de BadBoy au prisme religieux l'avait-elle mené à une vision trop matérialiste et pas assez mystique de l'acte final, enfin final ou pas, là est la question. Et partant à une vision différente de l'ensemble, à moins que ce ne soit cette vision différente de l'ensemble qui lui avait fait perdre de vue la possibilité du bain de jouvence ? Il n'était pas le seul, table divisée presque 50/50. Diantre !

Ce mystère rajoute évidemment beaucoup aux mérites de l'oeuvre et encourage BadBoy a revisiter son hémisphère droit !

9 sept. 2009

Ces gens là ne savent plus recevoir

Enorme déception de BadBoy hier soir qui allait gaiement fêter la rentrée à la Galerie des Galeries, des Galeries Lafayette, qui annonçait une expo David Lynch en complément de son travail sur les vitrines dudit grand magasin. Ces petits pince-fesses sont en général arty à souhait et d'humeur agréable...

Hier soir ce fut horrible avec des vitrines certes sympa mais dont on peut questionner le caractère de vitrine. Pas de travail de merchandising (mise en valeur de l'offre du magasin), juste un espace d'exposition onirique décent (merci à TrabiBoy pour la pix).

Et il y a avait tellement de monde, qu'après avoir dû écouter trois discours insipides ("je nous remercie de nos initiatives brillantes"), lutté pour obtenir une coupette vraiment mal servie (BadBoyPostIt néo-ibiscenco pour le garçon : si t'es pas joli, essaie d'être poli, et accessoirement de magnifier ton geste), nous n'avons pas pu accéder à l'exposition, cause la foule... elle restera un mystère parce que remettre les pieds aux Galeries aux heures des chinos, très peu pour moi.

En revanche ensuite au dîner-dinette, très bonne note pour le style et l'offre de HabemusPapam, sans prétention et réussi, rue Monsigny, le tout supporté par une compagnie excellente entre un sourire ravageur et spirituel et l'historique TrabiBoy.

8 sept. 2009

Tu aimeras toujours

BadBoy est un anti-clérical assez affirmé qui a -a fortiori- beaucoup de mal à être tolérant avec les pratiques orthodoxes... le scénario de "Tu n'aimeras point" (Eyes Wide Open à Cannes) tel que rapporté par les médias donne à peu près cela : "Aaron, joué par Zohar Strauss [BadBoyPostIt remarquable], est un boucher respecté de la communauté orthodoxe de Jérusalem, un "juste", marié et père de quatre enfants. Peu après la mort de son père, il rencontre Ezri - interprété par le célèbre acteur israélien Ran Danker [BadBoyPostIt moins remarquable quoique superbe, plus star'ac mais très convaincant] - un jeune homme échoué à Jérusalem. Ezri veut étudier. Il n'a ni toit, ni famille. Il est beau. On devine qu'il est venu là pour retrouver un homme qu'il a aimé mais qui le rejette. Aaron accepte de l'employer dans sa boucherie et de l'héberger dans la réserve, à l'étage. Petit à petit, les deux hommes s'éprennent l'un de l'autre. Et s'aiment. Malgré la réprobation croissante du quartier." BadBoy avait envie d'en savoir plus... Y aurait-il pardon ? [ah ah ah]

Evidemment cela ne pouvait pas bien finir, la société aux mains de la religion ne peut que broyer ces comportements qui demeurent hors des normes. Déjà dans un Paris consumériste sans religions, ce serait compliqué... BadBoy n'avait pas d'espoir.

Mais le film est superbe, filmé avec une justesse, une économie de mots qui rend compte sans caricaturer des vies d'une communauté orthodoxe (donc ?) totalement dans la reproduction systématique de schémas inculqués. Le budget devait être un peu serré et il a fallu garder au montage des plans pas si parfaitement filmés avec des flous ratés, mais les cadrages, la lumière, les nettetés et les profondeurs de champs, le rythme, tout cela est beau et bon.

Ce film pourrait être déprimant, mais comme nous savons ce qu'est l'obscurantisme, nous savons que la lutte est en cours, donc contentons nous de jouir de sa juste dénonciation et de son élitisme impuissant : les juifs orthodoxes, qui n'ont en principe pas le droit de regarder des films, verront-ils "Tu n'aimeras point" ?

La papauté romaine ne s'en trouvera pas non plus plus impressionnée, mais la réalité plus que l'Art la rattrape par ailleurs : on a les ouailles que l'on peut et les cadres que l'on mérite comme en témoigne les déboires de la droite populiste italienne entraînée par Berlusconi et ceux du dirigeant du journal de l'épiscopat italien.

Pour résumer, Le Monde rapporte que le directeur de ce journal, "Avvenire, qui mène la charge contre les frasques du chef de gouvernement italien, (...) Dino Boffo a démissionné après la divulgation par le quotidien Il Giornale, propriété du frère de Silvio Berlusconi, [BadBoyPostIt : totalement neutre, on croirait le Figaro !!] d'affaires de moeurs le concernant. En réponse aux attaques d'Avvenire, qui épinglait M. Berlusconi et "sa faiblesse déclarée pour les jeunes actrices en fleur", Il Giornale avait traité M. Buffo "d'hypermoraliste" et "d'hypocrite", évoquant une affaire dans laquelle le responsable catholique aurait harcelé l'épouse d'un homme avec lequel il aurait eu une relation homosexuelle." Voilà qui est bon et bien !!

1 sept. 2009

Pouvez parler plus fort ?

BadBoy est allé plus progressivement dans la culture (en allant voir BädBöy au ciné dimanche soir - comprendre Brüno, pour ceux qui n'ont pas le décodeur) que dans la piscine (en brassant 1,7 km pour reprendre hier soir). En commençant donc très BAS.

Objectivement, mis à part le charme de retrouver TLCProtéine (et un ami SocialDandy qui en sortait), BadBoy a senti qu'il passait à côté de la soirée. Il a beaucoup ri de la soirée échangiste, du bébé noir dans le carton, de la bicyclette-godemichet, de [vous en voulez d'autres ?]... non franchement, c'est drôle, non, c'est fin, ça élève l'esprit, ça raffine les perversions des raffinés pervertis, ça stimule les esprits blasés...

Et bien non ! C'était nul à pleurer à la réflexion (et cela en demande peu, une fois le rire gras essuyé) ; c'était d'un lourd (pouvez parler plus fort ???)... On sait bien assez ce combien les homophobes peuvent être des nazes comme tous les réacs paumés dans leur réaction, mais cela ne démontre rien. Les bons mots sont à des millions d'années-lumière d'un simple Sex & the City. BadBoy en aurait, en fait, presque eu honte de son anti-américanisme souvent primaire, car c'est là l'un des rares mérites de ce film : de parler des ploucs profondément ploucs aux US - mais c'est pas avec cela que l'Amendement 8 de Californie a des chances d'être remplacé.

Finalement le meilleur moment de Brüno, c'était la découverte de la pub sur les colonnes Morris et le pastiche conçu avec TLC-à-ce-moment-là-Kiwi.

26 juin 2009

Charlie tout triste

BadBoy est comme Charlie - il pleure le décés de Farrah Fawcett... une de ces rares héroïnes féminines avec Miss Purdey, dans un tout autre monde. Ingrat comme les médias font un battage d'enfer sur Jickael Mackson à la place de partager la tristesse de Charlie.

A propos du prédécesseur d'Obama au panthéon de l'intégration américaine : vécu ce matin à la cour, entre BadBoy et ses girls, c'est à dire une partie de son équipe, totalement féminine actuellement.

1- de Girl-chef : "En hommage à Michael Jackson, je propose qu'on ne se déplace qu'en moon walk aujourd'hui. Session de rattrapage pour les plus jeunes dans le bureau de Girl-assistante."

2- de BadBoy :"Chut on ne parle pas des plus jeunes devant MJ, ca pourrait le reveiller..."

3- de Girl-sous-chef : "Beurk…"

4- de Girl-assistante : "Who's bad ??? BadBoy as usual !!!"

5- de Girl-sous-chef : "Je vous signale que Farrah Fawcett aussi est morte hier, le panthéon de la disco et du brushing ! Et personne n'en parle, c'est scandaleux !"

6- de Girl-assistante : "Si on en a parlé mais tout le monde s'en fout..."

7- de Girl-sous-chef : "Et après on s'étonne de la disparition de la culture..."

8- de BadBoy : "On remarquera que celles dont on n'ose dire que ce sont les plus jeunes se sont abstenues de participer a cet échange... La culture aurait-elle bel et bien disparu !!!"

9- de Girl-Junior : "Mais qui est Farrah Fawcett?? OK, just kidding... (merci google...!). Quant à MJ, bien sur il fait aussi partie de notre culture musicale! Mais je l'ai toujours connu.... ... ... gris?"

10- de Girl-sous-chef : "Ah la nouvelle génération connaît Les Inconnus, tout n'est pas perdu !"

BadBoy est évidemment un handicapé de l'autorité...

18 juin 2009

AlphaBoy - le D

Pour ceux qui n'ont pas suivi et ceux qui ne comprennent toujours pas le principe, click ici ou ici.

Signal clair que BadBoy ne peut pas parler de lui. Ou qu'il ne veut pas. Ou les deux à la fois.

Daho (l’adolescence puis l’age de conscience de BadBoy... est-ce une quille ou un glaçon ?)
Dalida (no comment)
Dark Room (vous ne voulez pas savoir)
Dave (Dansez maintenant... puis… du coté de chez Swann)
David (Bowie)
David et Jonathan (évidence biblique)
Débutant
Décadence (c'est si bon)
Delanoë (Bertrand - notre mère)
Différence (droit à)
Dior Homme
Dolce & Gabbana
Dominant (toujours un enjeu)
Dominique (Fernandez)
Donjon (vous méritez de savoir ce que cela veut dire)
Donna Summer (I feel love)
Dorian (Gray – le portrait - à gauche, pix du film de 1970 de Dallamano)
Double Pé (vous ne savez pas ce que cela veut dire)
Drag queen (au début effrayantes désormais évidentes)
Draguer (no comment)
Dustan (Guillaume – un peu parisiennasse)

30 mai 2009

Sa dernière sensation aura été la saveur de ta bouche

Joli vendredi soir bien que TLCKiwi était d'une humeur de chien : il avait suggéré à bon escient que nous nous enfermions dans une salle noire pour... le dernier Almodovar : les étreintes brisées.

BadBoy a adoré, TLCscreugneugneu moins : ce n'est pas un vrai Almodovar, il n'y a que les moments du film qui correspondent à deux vieux rushes que le réalisateur sur le retour essaye de remonter qui soient dans la palette du grand Pedro (humour, univers visuel, etc)... mais c'est néanmoins excellent... à vrai dire un tantinet plus prétentieux intellectuellement qu'à l'habitude, notamment ce grand moment où le réalisateur aveugle demande un arrêt sur image au visionnage d'une video qu'on lui raconte et qui montre ses derniers moments avec sa maîtresse morte (assassinée, bien sûr, c'est du Almodovar) ; arrêt sur image neigeuse vers laquelle la caméra va en gros plan et filme les mains du réalisateur qui caressent l'écran...

BadBoy aura aussi aimé les images de la vie d'un monde des affaires qu'on espère englouti dans l'oubli, un monde à la frontière de la haute fonction publique et des grosses affaires industrielles hispano-latino-américaines, mal dégrossi du franquisme. BadBoy en a taté dans les années 90 lorsque ces bestiaux de pouvoir illicite essayaient de lever des fonds sur les marchés de capitaux internationaux. Pas reluisants, les messieurs à costard impeccables et cheveux gominés.

28 mai 2009

Ségo et Martine, une complicité radieuse

Libé a traversé le fond de la bêtise journalistique à vitesse Grand V ce matin avec ce genre de titre : "A Rezé, dans les coulisses d’une complicité radieuse".

On veut bien que les militants soc' soient, par définition, plus handicapés que la moyenne... mais tout de même la ficelle est grosse comme une Première Secrétaire !

En attendant, on a nous, FE, Fif-fumé et moi rejoints par TLCKiwi "pour le vin rouge et le dessert", diné à l'Osteria interdite et tout le monde a été exclus de la compétition (cf. affiche du film). Vive l'amitié vraie, n'est ce pas Martine et Ségo ?

la Presse Boyz est très respectable

Hier BadBoy évoquait ici très bas ses émois de midinette à la découverte de Furyo... il a aujourd'hui été honoré que la Duchesse-d'Antin-san lui raconte son angle sur le sujet ! C'est une jeune femme très chic, adorable et cultivée, un peu XVIème mais elle l'assume avec charme !

"Furyo a été LE film de mes 12 ans, je l'ai vu 12 fois, on adoooorait Ryuichi S (qui joue d'ailleurs comme un pied avec un anglais totally pathétique)... ton article m'a rappelé des souvenirs. Figure toi qu'avec ma meilleure amie de l'époque, on était même allée au kiosque à journaux place Victor Hugo acheter une revue où nos idoles étaient en couverture, sans savoir à quel type de lectorat était destinée la revue .................qui s'appelait "G..P...." !!!!!! Imagine nous avec nos ballerines, nos écharpes longues et mauves bien 80's, même pas maquillées, même pas de clopes au bec et cette revue à la main... "

Pour les plus ignares et les plus jeunes, cela se fut appelé Gai Pied !

La couverture à gauche (21.01.04) redonne à tout cela une dimension dramatique : "sida, la rumeur des backrooms... il était trop tard..."

27 mai 2009

Stupeur et émotions

Ça faisait longtemps que BadBoy n'avait pas lu un roman de la Nothomb, mais comme récemment au détour d'une conversation quelqu'un a laissé entendre que Stupeur et Tremblements était un de ses meilleurs... Sitôt pensé, sitôt fait (grâce à la profondeur bibliothécaire de TLCKiwi), BadBoy a dévoré cet assassinat littéraire du Japon durant son vol retour de Budapest.

C'est drôle et bien mené. BadBoy a tout de même du mal à croire que le traitement infligé par ce texte au monde de l'entreprise du Japon soit mérité... Mais la diatribe sur la seule marge de manœuvre de la jeune femme japonaise, à savoir le suicide, est un morceau d'anthologie. BadBoy a hâte d'avoir le verdict de la Duchesse-d'Antin-san sur la réalité sous-jacente.

BadBoy a reçu hier mardi un autre jugement : il participait au jury d'entrée dans une école de sa sphère. A une candidate philosophe brillante qui utilisait une référence élitiste sur le Japon dans sa démonstration, il opposait Stupeur et Tremblements comme démontrant mieux la même chose... Il s'est vu opposé le « caractère journalistique" du style... La morveuse n'avait pas tort ! Mais merci Amélie tout de même.

Ah et puis l'émoi en lisant quelques lignes sur Furyo (pix en haut à gauche), qui renvoyait à la révélation que fut pour BadBoy ce film à sa sortie (BadBoy ne sait plus quand il l'a découvert, mais sorti en 1981, il devait être bien jeune... quelques flashes en sont restés...).

9 mars 2009

C'est ça un week-end ?!

Mais c'est horribleuuument fatiguant !

BadBoy c'est d'abord tapé un rhume cataclysmique qui lui a consommé 50% de son énergie déjà faible en fin de semaine - bilan il a même pas pu se traîner jusqu'aux deux défilés auxquels il devait assister - c'est aussi qu'étant très snob, il fait la haute-couture pour le glamour, le prêt-à-porter homme pour la santé, mais le prêt-à-porter, il se sent moins concerné...

Il en a résulté la sensation que tout a été concentré sur :

1-l'initialisation du nouveau MacBookPro destiné à se substituer aux X systèmes sur lesquels BadBoy stocke ses photos et s'amuse dans le cadre très privé (j'en vois qui ricanent mais c'est qu'ils savent ce dont il retourne..?!) - en attendant, même avec un Mac la prise en main d'un nouvel ordi reste une épreuve (notamment grâce aux connections au net) ;

2- le ciné de vendredi soir avec TLCKiwi : Harvey Milk est très bien joué, mais cela reste un documentaire avec quelques touches mélo pas indispensables - à voir mais pas à revoir, ce qui semble être la caractéristique des derniers films vus par BadBoy (Slumdog, etc...) - à se demander si il ne faut pas lever le pied et être plus sélectif en matière cinématographique ;

3- le ballet de samedi toujours avec TLCKiwi : Le Parc de Prejlocaj à Garnier - très bel orchestre, notamment piano, pour Mozart, mais BadBoy a eu plus de mal avec certains éléments de la chorégraphie. TLCKiwi a, lui, beaucoup apprécié : en entrechat de mec ça vous l'émoustille... BadBoy adore garnier, anyway ;

4- le dîner en tête à tête de samedi chez Mori Venice Bar - toujours aussi cher, toujours aussi bon - à noter le chardonnay Piu di Lei - le problème des italiens c'est que des endroits plus simples et abordables comme la cantine de BadBoy et FE rue Tiquetonne sont aussi superbement bons ;

5- le brunch du dimanche au Mama Shelter, nouvel endroit hotel/resto au concept bien pensé et bien exécuté dans le 20ème... l'occasion de sortir et de retrouver une bande de Boyz pas assez bads mais très sympas ;

6- la Sunday Marcel pour finir en beauté (de ce côté là, on était servi).

[Oui je sais c'était beaucoup trop pour un seul homme, malade qui plus est... l'énergie insufflée par TLCKiwi aura été indispensable...].

Bref le lever à 7.30 ce lundi matin pour participer à un petit-déjeuner en tout petit groupe avec un patron de presse au Park Hyatt fut un calvaire. Seule consolation, la dérive de la conversation des badineries habituelles vers un vrai thême : le désamour des élites à la lumière de la crise - il y avait comme des craintes chez les happy fews d'en haut : le spectre de la Princesse de Lamballe flottait à l'entour ?

4 mars 2009

Vive Chapier, Vive Gus van Sant...

...vive le cinéma car aujourd'hui sort Harvey Milk.


BadBoy n'avait pas entendu parlé de l'homme politique et de son drame avant que les rumeurs sur le film ne commencent à filtrer. Mais depuis la bande annonce, il est assez positivement intrigué par le sujet.

Il est loin le temps des pubs Gucci avec James Franco, qui tient désormais le rôle de l'Ami de Harvey Milk (ci-dessous nageant dans le film).

2 mars 2009

Téléportation

BadBoy a essayé un nouveau procédé de téléportation ce w/e : le dernier TGV ! Il a ainsi réussi à être un bon fils/frère/oncle le samedi en pays nantais, un parfaitement bad boy du dimanche 1h00 à lundi 9h00 (là l'Empereur le ramena sur terre - enfin quelle terre ? L'Empire est un monde réel où les mannequins font 1m90, où le business se fait à une terrasse ensoleillée avec plein de bioutifoul pipoles et où une marge de 30% est faible).

Ça a commencé fort vendredi soir dans le TGV de 21.00 pour Nantes : cette maudite borne de réservation est certes plus aimable que la guichetière parisienne moyenne mais elle m'a relégué au bout de la rame, dans ces compartiments ridicules où la SNCF a aménagé des espaces tout tout concentrés (avant la re-décoration mauve de Lacroix, c'était encore pire puisque les sièges étaient parallèles à la voie, on vomissait direct sur le voisin d'en face et on glissait sur ce qui était tombé parterre tellement les sièges étaient raides).

Et là vla ti pas que c'était sinistré : quasi que des Boys, mises à part 2 représentantes de la minorité tout de même très visible des africains en boubous (ce qui n'est pas si commun à Nantes, la coiffe bretonne oui, le boubou non !). Et advint donc ce qui devait advenir : un bad boy en a branché un autre sous couvert de "vous aussi vous avez un ordinateur comme ça" (jamais encore entendu celle-là), échange de tél et de cartes à l'arrivée... Quant à mon voisin il matait Queer as Folk piqué sur Pink sur son PC.

La tisane avec mes adorables parents fut un sas de décompression utile avant le samedi de bonheur familial, temps parfait, joie des enfants, complicité nouvelle avec ma nièce qui, à près de 2 ans, a tout compris des techniques de séduction...

Samedi soir, retour sur Paris pour Cud à partir de 1h00 du matin : étonnantes conversations sympa et sérieuses dans cet endroit si peu à propos...

Dimanche, ciné avec TLCKiwi et Fif-couturière : l'étrange histoire de Benjamin Button. Une grande fresque qui donne à penser sur le cours de la vie avec pas mal de facilités, dont certaines trop vues (Titanic !!) mais un bon moment - recommandable faute de mieux mais pas à revoir.

BadBoy fut égal à lui-même pleurnichant durant la dernière demi-heure ce qui lui aura valu (ça et le manque de fatigue) de ressembler à son poisson rouge noir ce lundi matin.

18 févr. 2009

Et un petit coup de gégène cinématographique

C'est le gouvernement indien qui ne doit pas être trop heureux de l'image de son pays véhiculée par Slumdog Millionaire.

Il en ressort une impression de gouvernance éhontée où la bêtise tortionnaire de la police répond à la violence impunie des nouveaux riches. Lorsqu'il y a ascension sociale c'est par l'ascenseur de la pègre ou par les hasards combinés de Darwin (l'élimination des plus faibles) et de Grand-Dieu (sélection aléatoire parmi la myriade des malheureux).

On ne sait pas si cela se veut une fable pour toutes les Sociétés, mais comme par hasard, l'Inde sert de décor idéal à cette thèse.

Au demeurant, quel grand moment de cinéma, fresque historique, miroir d'une télé pourrie, itinéraire personnel dévastateur et/ou reconstructeur, le bon qui reste très bon et vainc, le mauvais qui se rachète et meurt, l'amour qui triomphe, on a un catalogue complet avec une créativité très bollywoodienne, et tant mieux.

Cela pourrait être indigeste, mais c’est en vérité réussi même si un peu incroyable tout de même. Le rendu frénétique avec une bande son servile est très efficace.

Le pied de nez final du pseudo générique dansé par les acteurs que l’on a vu souffrir dans leurs sentiments et leur chair tout du long précédemment génère une forme de distanciation brechtienne très utile pour décompresser : ce n'était qu'une farce, mais pas pour rire, juste pour penser.

BadBoy est sorti de là tout sonné, en mimant des danses absurdes ! Encore une initiative heureuse de Fif-Chapier…

10 févr. 2009

On ne peut pas rire de tout, MM. Tchuruk et Kouchner ?

L'état-major de Alcatel Alstom n'a pas fait de miracle, mais il y a mieux avec Nortel, un de ses concurrents, cette fois au Canada. Grosso modo, moyennant arguties juridiques, la boite est en faillite et va licencier un gros morceau de sa "workforce" (force de travail ?!) et comme la faillite c'est la faillite, ça douille sec...

Du coup, les gentils naingénieurs se déchaînent et ça daube sur le net... Sur la base du film "la Chute" sur la fin du troisième Reich, en VO, en changeant les sous-titres, c'est férocement drôle.





Oh et puis comme on parle de nazisme de fait, BadBoy passe à de la basse politique... Pourquoi la politique serait elle forcément basse ? Parce que les hommes le sont, n'est ce pas M. le Ministre ?

Ou du moins financièrement faciles.

La défense de B. Kouchner en renvoyant à l'accusation d'anti-sémitisme de P. Péan est à côté de la plaque. Comme dans Sex and the City, Charlotte peut se permettre d'ironiser lorsque son fiancé juif lui balance une histoire d'holocauste hors de propos, ici M. le Ministre, ironisons ! Ce qui est en cause c'est un fait que vous ne démentez pas, et donc que l'on peut croire vrai : que vous avez touché du fric d'un dictateur étranger et avez de ce fait un conflit d'intérêt, pas la peine de faire la Siante-Nitouche. On vous a aimé comme humanitaire indépendamment de votre putative appartenance sociale ou religieuse ou quoi encore, on peut vous reprocher tout ce qu'on veut avec la même indépendance (et que P. Péan ait un fond innommable ne change rien). Par ailleurs BadBoy salue et envie votre cosmopolitisme, puisque c'est le mot en cause, il s'est toujours battu pour le dépassement culturel des frontières et sur le sujet des communautés au voisinage complexe, il admire en général vos positions équitables sur le conflit du Proche-Orient.

20 janv. 2009

Pizza et DVD

BadBoy, en dépit des apparences, est resté un garçon simple aux goûts modestes. Samedi soir dernier, il s'est donc offert une soirée TV... mais à la mesure de la Chlorophylle : pizza du village, au feu de bois et DVD aimablement sélectionné par TLCKiwi afin de retenir l'attention de BadBoy.

Et ce fut parti pour un comblement de trou culturel (en l'occurrence, il en faudrait beaucoup de ces soirées, mais passons) et donc ce fut "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder avec Marilyn Monroe ("Sugar Cane"), Tony Curtis ("Joe/Joséphine").

Un chef d'oeuvre, peut-être (c'est quoi ?), mais assurément un grand moment très drôlement imaginé, avec quelques provocations (travestissements, piaillements girly, et le "nobody's perfect" final). Pour un décryptage plus précis, le Cndp a une fiche très au point ici. Détail terrible : Marylin n'est PLUS belle... trop gonflée, popotin trop popotin... Cette esthétique populaire était à la traîne du début du siècle, la garçonne européenne, mittel-europa-esque, n'avait pas atteint Hollywood... Les improbabilités du scénario étaient plus contemporaines dans leur caractère déjanté.

Quand ensuite, on zappe vers la télé et qu'on passe à Ruquier et si comme BadBoy on découvre la pauvreté contemporaine, on est effondré.

8 déc. 2008

Agathe Cléry - honte crasse cinématographique

Le seul but de ce post qui répète le jugement justement sévère porté ci-dessous est de référencer un ooooouuuuuuuuhhhhh de consternation sur la toile pour que les moteurs de recherche en rendent compte.

Poncifs indigents et non-jeu de mauvais acteurs sur un scénario absent ou déjà vu, pour résumer. Evidemment pas de script décent non plus : on se prend à rêver au Long Fleuve Tranquille - dans le cadre du Grenelle de l'environnement, on devrait encourager leurs entourages à recycler Chatilliez et la Lemercier.