J'espère que la Duchesse-d'Antin-San ne va pas trouver à redire à mon titre de post (a priori, cela marque une pause) : BadBoy prend congé de ce bas monde virtuel pour s'aérer l'esprit et les sens (en tout honneur, que TLCKiwi légitimement -et les moralisateurs, moins légitimement- dorment sereinement heureux) durant une semaine nippone...
Départ demain. Premier lieu de villégiature : île de Naoshima et son art contemporain. Suite à Kyoto. Retour AF pour essayer la nouvelle First.
A très vite pour les voeux...
26 déc. 2008
お休み
Noël tout heureux, Fantasio puis Béjart
Fidèles à leurs habitudes de trois ans, BadBoy et ses parents se sont donc rendus à la Comédie Française pour la représentation de Noël. Culture et émotions, à la place du chapon, tant mieux. De l'intérêt d'avoir des parents asociaux.
Cette année Fantasio de Musset, pièce inconnue du BadBoy jusqu'avant hier, pas évidente à jouer ou mettre en scène car brouillonne et capillo-tractée à souhait. Mais une très belle mise en scène, à l'économie, mais spectaculaire d'efficacité et laissant les acteurs, aussi bons que le Français sait les faire, c'est à dire superbes, donner toute leur mesure et celle de leurs rôles.
Papa se révèle tous les jours plus poête et Maman plus espiègle, ils ont donc apprécié diversement mais apprécié (Monsieur Père juste ennuyé de l'absence d'entracte ; ces petites choses...).
Bis repetita le jour de Noël après le buffet déjeunatoire auquel BadBoy avait convié toute sa petite famille (il rase suffisamment le lecteur le reste de l'année avec son Neveu et sa Nièce pour lui épargner, cette fois, ses sempiternelles émotions de vieux solitaire) (un aparté lié à ces plaisirs familiaux, lors d'une ballade au Palais Royal, BadBoy croit avoir croisé Eric Ruf sociétaire du Français, précisément celui qui la veille invitait à donner au Sabot de Noël, là en jogging il était toujours acteur, quelle superbe !), bis repetita donc le jour de Noël, avec le Ballet Hommage à Béjart à l'Opéra Bastille...
Une première en famille. J'ai eu très peur après le premier morceau, un Strauss pauvre musicalement à mon goût et seulement une variation très classique sur scène, bref barbant pour BadBoy : que nenni, Monsieur Père a aimé, ému par l'expression corporel, si si... on découvre les siens tous les jours...
La suite, Stravinski, l'Oiseau de Feu et le Sacre du Printemps, emportent loin, très loin... c'est contemporain, émerveillant, provocateur et éternel. BadBoy continue son éducation à la danse, mais il vibre facile (le casting y aide, mais promis, c'est une autre histoire).
Noël heureux, aussi grâce aux sms de TLCKiwi et aux échanges amicaux avec FE, Fif-ccc, SweedyVolange, les LaTour et TheEx (Barcelona-boy).
24 déc. 2008
C'est Noël
Ca y est : pas de doutes ; TLCKiwi a smsé hier qu'il avait commencé son gavage en famille au fin fond de la Bretagne la plus chérissable, PouPouDeLaTour a proposé hier soir de boire pour fêter le Père Noël dans le Marais, Fif-ccc a smsé ce matin depuis son TGV pour le sud, les parents de BadBoy sont actuellement dans le TGV pour Paris, ArtyModel envoie des sms de détresse cause qu'il est collé au fin fond de sa Normandie, j'ai déjà reçu trois cadeaux qui sont bien en vue chez moi - trois bonheurs...
BadBoy déteste habituellement la frénésie commerciale des fêtes, mais (crise aidant ?) cette année, c'est beaucoup de joie, avec un halo équilibré de famille chaleureuse et respectueuse, d'amour, d'amis exceptionnels, d'amis vrais, d'amis chers.
Joyeux Noël à ceux qui se reconnaissent dans ce halo et que les autres lecteurs jouissent de la même sérénité !
On a diné chez de gros propriétaires terriens
Hier soir dîner de Noël ambitieux avec FE au Bristol chez M. Fréchon - réservation de dernier instant... merci la crise !
A chaque endroit son équilibre : là, c'est un jeu entre des extrêmes, décor grandiloquemment bourgeois style ancien régime revisité début XXème (FE : "j'en peux plus dess' décor" au bout d'une heure), qui autorise le staff, quand bien même on lui impose l'habit à queue-de-pie, à copiner pour détendre les choses...
La nourriture est entre les deux, grands classiques très maîtrisés, avec une précision dans l'exécution et le dressage inouïe. La tête de veau ravigote est décorée à la pince à épiler, pas de doutes ! Ses saveurs et aspects, également domptés, c'est pour le bien, mais est-ce pour le mieux ? En revanche cet artisanat joue comme un art lorsqu'on passe à la Poularde de Bresse cuite à la Vessie, le premier service est atmosphérique, le deuxième un peu gras au goût d'un BadBoy urbain.
Bref si au début, on craint de voir surgir Bree van de Kamp pour nous faire la leçon si on se tient mal, très vite, le ballet fonctionne et on gloutonne heureusement, comme le bon bourgeois retiré dans sa propriété de chasse, pas vraiment à la recherche de l'originalité, mais le goût sûr.
Je ne suis pas certain que le cuisinier apparaîsse dans les salles à manger de gros propriétaires terrien, mais hier M. Fréchon est venu s'enquérir de notre confort - il méritait bien l'accolade.
23 déc. 2008
Rien à battre de la bouffe
Camarades lecteurs, je vous ai senti profondément désorientés par la ligne éditoriale du post précédent... et craintifs : allait-il désormais nous bassiner avec des pix de nourritures concept alors que l'on vient ici très bas pour des pix de viande ?!
Comme je tiens à garder mon lectorat, je reviens à mes amours : critique de mode... cet hiver c'est le look bucheron qui triomphe. Comme déjà dit ici et ici. Merci à WeLoveGuys et Mark Dasilva (agence Nous Models) de nous le rappeler en beauté avec cette petite chemise à carreaux...
BadBoy frémit de bonheur à l'idée d'être japonais
Dans cinq nuits, BadBoy se réveillera prêt à atterrir au Japon, tous sens confus, mais tellement heureux de retourner après 2 ans d'absence dans ce pays inouï.
Alors comme il faut se préparer aux meilleures pratiques culturelles, samedi soir dernier, BadBoy et TLCKiwi ont pris l'initiative de photographier leur dîner dans le une-étoile-gros-nigaud du coin de la Chlorophylle... cela donnait :
en entrée, un tourteau avec son navet, géants de par le mariage mer-terre si propre à M. Dallais, le chef... suivis par la géline, ingénue tourangelle... et pour digérer le pamplemousse multi-préparé avec son beignet de vent...

Libellés : Chlorophylle, Food, Nippon, Pix, Travel
Parce que tel est notre bon vouloir...
...pour cela et parce que ExhibNeighbour s'est révélé très convaincant (encore que l'autre soir à la Sunday, était-on assez conscient pour parler de pouvoir de conviction ?),
Nadine-de-LaTour, nous vous faisons Angelina-de-LaTour.
Vous n'y perdez pas : certes, cela fleure moins les milliards planqués à Genève mais chez vous l'art de vivre ne s'apprend pas, il est inné...
Dernière Sunday de l'année
Même si il a dit des grossièretés sans nom dimanche soir (estimant qu'une partie de son anatomie rêve d'autres parties d'autres anatomies), Fif-CCC (Copain Comme Cochon) ne mérite pas d'être comparé à la dame (?) à gauche, alias Joan Collins... cette illustration n'est là qu'en hommage au breuvage auquel elle a donné son nom et qui est si abusivement servi en nombre à la Sunday Marcel.
Donc dimanche soir dernier, tout tourneboulé qu'il était des évènements de la journée (cf. infra), BadBoy a rejoint Fif-CCC sur le lieu des crimes, au Etienne Marcel, pour la dernière fois de l'année calendaire. Et ce fut bien bon de se retrouver ainsi avec tant d'amis, si accueillants et chérissants, comme si vous aviez su et que vous aviez senti un certain désarroi que je cachais pourtant si matchistement. Un baptême du lieu réussi pour FE, une grande chaleur de FabDrive, les Latour et DoubleTroubleTween drôles à l'habitude et si prévenants, quelques nouvelles mèches allumées/allumantes/allumeuses...
Cocktail anti-gueule de bois parfait.
22 déc. 2008
La tête qui tourne
Alors qu'il se terrait à la Chlorophylle BadBoy a ressenti un besoin irrépressible de se gacher la vie et celle de TLCKiwi... ce qui a été dit, l'a été, et pendules à l'heure, nous sommes repartis plus forts.
BadBoy présente néanmoins ses excuses à FashVikLawmaker qui a pu constater comme une certaine agitation en coulisses. Il a été très élégant et finalement aura, j'espère, l'envie de revenir goûter à la Chlorophylle printanière.
BadBoy en tire, parmi d'autres, la conclusion que la Chlorophylle c'est vraiment lui. Et avec le recul de quarante-huit heures depuis les évènements, TLCKiwi a gagné du galon.
Libellés : Chlorophylle, Ego, Love
19 déc. 2008
Conjoncture économique
Difficile de prédire quoi que ce soit mais... n'est-ce pas agréable de ne rien y voir ?!
Surtout en compagnie de Lee Kholafai (change de slip, mon gars, tout de même).
Sur ce, BadBoy se tire à la Chlorophylle.