Lorsque BadBoy a été invité à l'Odéon par l'AmiProchePourLeDialogueDesCultures à une représentation de la Dame de chez Maxim à l'Odéon, il a confusément proposé à TLCKiwi de "se joindre pour la dame de chez Maxim"... lequel a répondu que comme il ne connaissait pas plus que cela l'ami du propriétaire de Maxim's, non, il préférait s'abstenir... BadBoy et TLCKiwi ont beaucoup ri de ce court-circuit dans leurs réseaux amicaux si mondains...!
En attendant donc, hier soir, trois heures de rire de bon coeur. On s'amuse et la mise en scène critiquée pour sa sécheresse est excellente : elle rend toute sa place aux acteurs qui excellent et elle nous évite de suffoquer dès le début devant l'amoncellement ridicule de l'intrigue pour ne lui laisser que son seul côté enlevé.
Hourrah et merci aux dames qui invitaient et à celle qui recevait.
3 juin 2009
La Dame de chez Maxim
22 avr. 2009
La Magie n'a pas joué
Hier soir, 20.30 au Français pour aller, bien seul (la tribu ayant botté en touche, lassée de mes tentatives risquées de trouver des pépites inconnues...), voir La Grande Magie d'Eduardo De Filippo - soyons honnête, quoi qu'en dise Le Monde, je ne connaissais pas l'auteur auparavant !
Sur la foi de la critique dudit quotidien, j'avais des attentes très élevées... j'avais lu "le spectacle dont avait besoin la Comédie-Française"... "cette création-là : joyeuse et profonde, portée par deux acteurs éblouissants, Denis Podalydès et Hervé Pierre"...
Oui mais à placer la barre trop haute, je ne pouvais qu'être déçu. Certes Podalydès et Pierre sont magistraux, comme toujours (c'est dingue comme on s'habitue au luxe !), mais si on ne connait pas d'Eduardo De Filippo ce n'est peut-être pas par hasard : l'histoire, histoire dans l'histoire, rapport au temps, à l'illusion (illusion non comique), songe éveillé, etc, bien des grands mots, l'histoire donc, souffre d'une construction hasardeuse et déséquilibrée ; c'est branlant à partir du milieu de la séance et cela ne retombe jamais sur ses pieds, même si la cavalcade est bien servie par une mise en scène entre astucieuse et brillante.
On a au moins gagné la confirmation d'un très grand : Podalydès. Cf. cet article Bourdieu par lui où j'ai trouvé la pix en haut (photo Olivier Roller).
10 févr. 2009
L'Amicale des vieux mondains
INOUI : BadBoy a consacré son lundi au travail, journée de tempête sacrifiée sur l'autel de l'Empereur, vie de cour frénétique (encore qu'il a réussi à réserver deux heures pour déjeuner thaï avec FabDrive), c'est dingue de devoir ainsi attrister ses lecteurs !
Quoi de neuf ce week-end ?
BadBoy avait pris l'initiative aventureuse d'une soirée théâtre, en tribu, avant les festivités habituelles du samedi soir. C'eut pu être parfait - en vérité, le choix de l'Ordinaire de Michel Vinaver, la première d'une entrée au répertoire de la Comédie Française était un peu trop ambitieux (ici Le Monde sur le background de M. Vinaver). C'était risqué et il aurait fallu que BadBoy vende mieux le risque : on a commencé en constatant que cela durerait 2h40 sans entracte, et notre état d'esprit est passé à l'unisson de cette crainte. Au point que certains, stressés, que BadBoy ne nommera pas ici par charité chrétienne, sont partis d'une crise de fou rire vaguement intempestif au cours d'une scène de mort... Au final : c'est une belle pièce avec un jeu scénique intelligent, mais des parti-pris de diction déclamée comme prenant la salle à temoin un peu lourdingue et assurément compassés : on n'est plus chez les brechtiens à vouloir mobiliser les masses avec une pseudo mise en scène de drame grec ?! Le sujet de la déconstruction des rapports humains dans un contexte de prise est intéressant... mais c'est assez pénible à vivre sur la durée. Une fois n'est pas coutume, BadBoy se réfèrera à la critique du Parisien : "partant du drame des survivants cannibales d'un crash pour livrer une réflexion limpide mais longue sur une microsociété issue du monde de l'entreprise, au gré d'un spectacle épuré."
Il aura ensuite fallu tout l'art culinaire d'un Poupou de Latour pour nous remettre d'aplomb. Vive les amis, vive les amis, vive les amis. Cela dit l'énergie faible de février ne nous aura pas ensuite permis de durer bien tard dans un tripot de bad boyz...
Dimanche tout doux avec TLCKiwi : en highlight, une séance photo à la tombée du jour au Palais-Royal et la Sunday Marcel classique pour refaire le Monde avec l'AmiCosmopolitissime et latribu ensuite autour de Caïpis.
Quoi de neuf depuis ?
Belle énergie ce lundi grace au bon repos dominical. Enchaînement mondain sympathique ce lundi soir.
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La fête des 30 ans du think-tank sur les nouvelles technologies "l'Atelier de BNP Paribas", au Grand Palais pour voir l'installation du projet six-milliards-d'autres de Yann Arthus Bertrand (jolie idée généreuse, émotions et ambition - bien vu de la part de BNP Paribas). Coup de gueule de BadBoy : le discours ringard du DirComm de la BNP qui a eu le culot de revenir sur la fusion de BNP avec Paribas, en vérité l'absorption aggressive de la deuxième par la première, en se flattant d'avoir fait mentir les détracteurs d'alors qui prédisaient l'abandon de ce think-tank... quel bel exemple de petitesse revancharde - 10 ans plus tard, le mec n'a toujours que cela comme justification à ses galons, ou quoi ? [Il restera aussi de la soirée l'accueil exquis réservé par un jeune homme fort bien élevé que l'on ne nommera pas - TLCKiwi était témoin.]
Et aussi, dans la foulée, un cocktail dinatoire-remise de diplôme d'école (IESA - je cite car c'était vraiment sympa) organisé par un ami de CherubinBanker à la Grande Galerie des Gobelins. M. Garcia vient d'y commettre un grand n'importe quoi en matière d'expo temporaire (topiaires de plastique et voiles en tergal pour portéger des oeuvres pluri-centenaires - la crétinerie n'aura donc pas de bornes), mais les tapisseries du moment sont superbes... et puis surtout notre tribu de plus en plus mondaine était très en forme (dîner roquefort-dry martini au Fumoir pour s'achever). [On notera un autre accueil exquis réservé par un autre jeune homme fort bien élevé que l'on ne nommera pas non plus, décidemment...]
Et ce mardi il reste néanmoins de l'énergie à BadBoy.
13 janv. 2009
La Fille est top mais on se fait...
Attention, lecteur rapide, ne te méprends pas : pas de sexisme communautariste dans ce titre... une allusion seulement.
La Fille dont il est question est l'immense Fanny Ardant dans MusicHall, une pièce de Jean-Luc Lagarce (dont soudainement toute la snobitude parisienne parle alors qu'objectivement seuls quelques happy fews le connaissaient il y a 2 ans - mais cette popularité n'est pas injuste, c'est l'apparente familiarité qui m'agace), mise en scène par Lambert Wilson (là pour le coup, couic, à quoi bon convoquer le très imbu grand nom, alors que toutes les indications de mise en scène étaient pensées par Lagarce et que franchement, il n'y a pas grand affolement dans l'affaire), aux Bouffes du Nord...
Bref donc, la Fille, c'est ainsi que se nomme la grandissime Fanny, dans un quasi monologue sur sa carrière ratée d'actrice ratée de cabaret : un pathos très maitrîsé avec un texte dense et beau, un style innovant et exigeant, un jeu subtil et charmant, le charme et la saveur de la Fanny (NDLR BadBoy se répète), bref que d'excellents ingrédients - seulement en fait, sorry but, on se fait ierch après une heure, et cela dure en tout quatre-vingt minutes. TLCKiwi a même été rasé plus tôt (moins sensible aux charmes de la Fanny ? God, quelle Maîtresse dominatrixxxx)
Très juste critique (plus que la mienne) du Figaro.
Ce qui était juste aussi ce fut le petit indien très couleur local derrière le théatre... entraîné par TLCKiwi, BadBoy, un rien précieux, craignait d'y mourir fissa d'une dyssentrie - que nenni, la peste soit du préjugé contre la cuisine ratifère, ce fut bien bon !
26 déc. 2008
Noël tout heureux, Fantasio puis Béjart
Fidèles à leurs habitudes de trois ans, BadBoy et ses parents se sont donc rendus à la Comédie Française pour la représentation de Noël. Culture et émotions, à la place du chapon, tant mieux. De l'intérêt d'avoir des parents asociaux.
Cette année Fantasio de Musset, pièce inconnue du BadBoy jusqu'avant hier, pas évidente à jouer ou mettre en scène car brouillonne et capillo-tractée à souhait. Mais une très belle mise en scène, à l'économie, mais spectaculaire d'efficacité et laissant les acteurs, aussi bons que le Français sait les faire, c'est à dire superbes, donner toute leur mesure et celle de leurs rôles.
Papa se révèle tous les jours plus poête et Maman plus espiègle, ils ont donc apprécié diversement mais apprécié (Monsieur Père juste ennuyé de l'absence d'entracte ; ces petites choses...).
Bis repetita le jour de Noël après le buffet déjeunatoire auquel BadBoy avait convié toute sa petite famille (il rase suffisamment le lecteur le reste de l'année avec son Neveu et sa Nièce pour lui épargner, cette fois, ses sempiternelles émotions de vieux solitaire) (un aparté lié à ces plaisirs familiaux, lors d'une ballade au Palais Royal, BadBoy croit avoir croisé Eric Ruf sociétaire du Français, précisément celui qui la veille invitait à donner au Sabot de Noël, là en jogging il était toujours acteur, quelle superbe !), bis repetita donc le jour de Noël, avec le Ballet Hommage à Béjart à l'Opéra Bastille...
Une première en famille. J'ai eu très peur après le premier morceau, un Strauss pauvre musicalement à mon goût et seulement une variation très classique sur scène, bref barbant pour BadBoy : que nenni, Monsieur Père a aimé, ému par l'expression corporel, si si... on découvre les siens tous les jours...
La suite, Stravinski, l'Oiseau de Feu et le Sacre du Printemps, emportent loin, très loin... c'est contemporain, émerveillant, provocateur et éternel. BadBoy continue son éducation à la danse, mais il vibre facile (le casting y aide, mais promis, c'est une autre histoire).
Noël heureux, aussi grâce aux sms de TLCKiwi et aux échanges amicaux avec FE, Fif-ccc, SweedyVolange, les LaTour et TheEx (Barcelona-boy).
16 juin 2008
Bonheur imparfait
Je suis sorti heureux de la lecture de Quartett par Jeanne Moreau et Sami Frey au théâtre de la Madeleine samedi soir... heureux mais un peu attristé de la faiblesse physique de la Grande Dame.
Heureux car j'avais entendu la Voix lire élégamment, jouer la comédie modestement, heureux car ce texte m'avait rappelé mes émois moraux à la première lecture des Liaisons dangereuses, à la deuxième, à la troisième, etc, sans fin.
Ms Spartiate a douché mon jugement positif...très à raison au demeurant : ce texte massacre en les réduisant les Liaisons, il ne rajoute rien qu'un soupçon de modernité, sans pouvoir transcender le style et surtout en se fourvoyant dans trop de vulgarité. Le tout a un peu rasé TLCKiwi et NitoKati.
Je suis donc trop bon public, un garçon facile.
6 mars 2008
Le petit chat est mort - kaputt
Vu avant hier au théâtre de l'Odéon, l'Ecole des Femmes de Molière avec Auteuil... quel cabot : il se regarde jouer et guette les soupirs d'aise des mémés qu'il souhaite faire se pâmer dans la salle (cf. pix). Ajoutez la jeune actrice starisée mais qui montre une niaiserie stable (OK Agnès est niaise au début mais elle vire sa cuti, elle s'amourache du bellâtre et elle rêve soit d'une vie romantique, soit d'une baise chaude, mais elle rêve - pas besoin de garder le regard fixe d'une anglaise au lit après le 3ème acte), et... hop c'est un flop. D'autant franchement que ce texte n'est pas lumineux mais joyeux et truculent et qu'il suffirait de bien le dire ! Heureusement une bonne mise en scène avec une belle gestion de l'espace et un décor minimaiiste élégant font que l'on ne s'ennuie pas totalement.
Et le champagne de l'Odéon n'est pas bon.
La revue des revues dans Première est plus charitable que moi.
25 déc. 2007
Noël tout doux, la Mégère Apprivoisée
Heureusement que ma famille est adorable car franchement Noël, s'il n'y avait la joie des tout-petits, ce serait vraiment un rude moment à passer.
Mais pour la deuxième année consécutive, on a enchaîné un programme light avec la séance du Français du 24 au soir en guise de réveillon : la Mégère Apprivoisée, et le déjeuner du 25 préparé par BadBoy redevenu très officiellement bon fils le temps d'une trêve.
Que dire de cette Mégère... je ne connaissais pas la pièce de Shakespeare autrement que par son intrigue maigrelette (un père ne consentira au mariage de sa fille cadette que si il réussit d'abord à caser l'aînée, revêche... les prétendants de la première dénichent le coureur de dot qui parvient à ses fins).
Cette mise en scène (d'un lituanien inconnu jusqu'hier : Oskaras Korsunovas) recentre la pièce ailleurs que sur le jeu psychologique du domptage (traité comme une farce), mais cet ailleurs est un peu vide : on ne comprend ni comment Catharina se range aux côtés de son futur mari, ni en quoi le reste de l'histoire a un quelconque intérêt. On est juste heureux que tout se termine pour le mieux. Le charme de ce spectacle réside dans les intelligentes astuces de mise en scène comme ces panneaux portés par les acteurs, panneaux qui représentent les principaux rôles en les incarnant d'un côté avec leurs vêtements et dont l'autre face est un miroir).
La troupe s'éclate par ailleurs avec un jeu très en mouvement qui souligne certaines plastiques (Petruchio, Loïc Corbery, exhibe en permanence d'agréables abdos !) et surtout des tempéraments d'acteurs hors normes, avec notamment une capacité de diction dans l'effort prodigieuse.
Et il était minuit, et le Père Noël est passé.