Just back from NYC, pardon en fait non je sors de l'Eurostar après 2 jours chez la Perfide, dans sa capitale, vous suivez ? Londres, nouveau NYC !
En sortant de l'Ecole, ya tout de même pas si longtemps, Londres était une banlieue moche de l'Europe continentale, la laideur des locaux enfoncée par la médiocrité de leur bouffe, Thatcher avait remis le truc gauchisant (impôts confiscatoires, plongée aux enfers de l'économie) en ordre, au prix d'un sous-investissement temporairement très pénalisant... Il n'y avait que New York qui sur-nageait intellectuellement en tant que Babylone contemporaine (que Giuliani assainissait).
Now, même en pleine crise financière, Londres est LE melting pot mondial, le hâvre de paix, certes vérolé de consumérisme, mais, woaw, quel punch !
Il faut aller voir Topshop et Topman sur Oxford Circus : même un lundi 19.00, c'est un choc.
Ah sinon, j'étais là-bas avec quelques autres courtisans pour nombriliser sur le Leadership, nous quoi ! Ereintant si on est honnête, mais pratiqué avec des gens sains (aussi critiques que BadBoy), ce fût bon.
20 mai 2008
New New-York à 2h15 de Paris
15 mai 2008
Spring fashion... post-it de bon goût
Evidemment ce n'est pas la lecture principale sur la plage de la Barcelonette, mais El Pais peut être une référence utile aussi utile que Zero (Têtu local)...
Merci à Major Model d'attirer notre attention sur cet article avec Doug Pickett : bien noter que, cet été, les blazers doivent demeurer étriqués et les manches relevées sur des avant-bras bronzés. La mêche, je suis moins sûr ?
Ya toujours plus contemporain... Rauschenberg...
...vient d'être éclipsé par Bacon.
Tout musée d'art contemporain digne de son nom a quelques Rauschenberg hérités d'une frénésie d'achats des années 80 dans ses réserves. L'artiste est mort il y a quelques jours... je l'eus vénéré.
Mais comme la roue tourne, avec Murakami et Manzoni atteignant de nouveaux sommets à cette vente, les vivants prennent le pas sur les morts. Sans compter le triptyque de Bacon à 86 millions de dollars que Sotheby's vient d'adjuger, vient marquer la prééminence de "l'oeuvre d'après".
Cela dit, le Bacon est démentiel...
et son pedigree, très chic !
13 mai 2008
Et pendant ce temps là, elle tourne
Fichu week-end sur le front international. On est de plus en plus nombreux sur terre à s'agiter à droite et à gauche, et cela se sait de plus en plus vite... on (les humains) est aussi de plus en plus souvent salauds les uns avec les autres... c'est rude parfois de garder l'espoir.
Israël a fêté ses 60 ans : on aurait adoré se réjouir de l'émergence d'un hâvre de paix pour ceux qui ont tant souffert, d'un état démocratique (même si il vaut mieux ne pas être d'origine arabe en Israêl) mais... il y a le problème palestinien, les colonies, sans cesse, la guerre, l'asphyxie... difficile d'être heureux dans tout cela. Et évidemment, comme les forces du mal ont une imagination débordante, le Hezbollah en a profité pour montrer que si on ne fait rien, cela ne fait qu'empirer dans cette région... le Liban part en couilles...
On a aussi vu les salauds à découvert en Birmanie, les morts par dizaine de milliers et l'abandon des centaines de milliers de survivants faméliques et empoisonnés, du fait des dictateurs paranoïaques... soutenus par la Chine (d'où et par où arrivent les armes des militaires ?) qui accueillera les JO bientôt... on trinque à votre santé, Comité International Olympique, avec de l'eau croupissante de l'Irradawy !
Libellés : Asia, China (République Populaire), Politics, ProcheOrient
La campagne et Ms. Spartiate
La chlorophylle s'est à nouveau révélée être un puissant et merveilleux facteur de bonheur avec 4 jours plutôt chauds et assurément top.
On y a adjoint une dose de vin hors norme surtout par sa qualité (d'habitude la chlorophylle s'accommode de vin de table supérieur) : mais là, plaidons les circonstances atténuantes auprès des ligues de vertus alcooliques et autres peine-à-jouir, il y avait l'anniversaire de Ms. Spartiate... qui, du haut de son expérience (!), n'en a toujours pas moins toujours le style de la jeune Audrey en 1950.
TLCKiwi s'est révélé 1- jardinier frénétique mais pas aussi maniaque que BadBoy d'où stress de ce dernier (!), et 2- pas pleutre devant la bouteille.
Ms. Spartiate a confirmé ses qualités, NitoKati itou, FunnyLawmaker a révélé les siennes. J'ai juste pas fait assez d'abdos, alors que soi-disant j'aurais été assez bon à la cuisine...
Libellés : Chlorophylle, Ego, Friends, Fun
7 mai 2008
La star c'est le Grand Palais
It's a tough world Mr Serra, mais vraiment le Grand Palais vous vole la vedette ou plutôt celle de votre installation pour Monumenta 2008. Kiefer effrayait en 2007, cette année on est à peine ébranlé : la Promenade est douceâtre... Certes la précision clinique de l'absence de tout angle droit ou alignement interroge, certes le vide est une oeuvre en soit, mais si j'ai été intrigué, je n'ai pas été conquis. Heureusement il y avait Arty Model, malheureusement le champagne était sub-standard.
Je me retire donc en pénitence vers la chlorophylle avec TLCKIwi où nous recevrons Ms Spartiate, NitoKati et FunnyLawmaker. More on line dès lundi !
Pour conclure, Serra méditant devant la tache : l'espace vide qui le restera ?
Libellés : Art, Chlorophylle, Friends, Fun, Paris
6 mai 2008
Chaleurs insoutenables
Les nouvelles du monde sont difficiles à supporter : plus de 10 000 birmans viennent de disparaître sans compter la souffrance de ceux qui restent (on ne m'otera pas de l'idée que le sous-développement y est pour quelque chose - vomissons en coeur cette junte et ses alliés), on vient de réaliser que l'Autriche recèle peut-être de beaucoup de monde dans ses caves, 10 000 autrichiens pour compenser ? (le mauvais goût n'a pas de limites, mais en deux ans, deux faits divers à éclipser Fourniret et Dutroux, ça fait beaucoup pour un pays numériquement faible !)
Alors pour se consoler, on a la chaleur... et merci à Garett Neff (et OhLaLa) de nous expliquer comment se comporter en conséquence :
5 mai 2008
De la beauté du libéralisme
"Camel demand up as oil price soars" titrait le FT de samedi... La hausse du cours du pétrole rend moins viable économiquement le recours au tracteur et donc au Rajasthan, le prix du chameau, récemment légèrement supérieur à celui de la chèvre, est désormais triple.
La nouvelle est excellente pour tout le monde (sauf que les rendements agricoles risquent de décroître au mauvais moment... mais alors les prix de vente monteront et le tracteur redeviendra rentable)... tout le monde sauf les chèvres... va falloir qu'elles portent du maquillage ou du Dior ou les deux !
Retour à la ville
Vous m'avez manqué, si, si... Au point que la décision est formellement prise : je vais rompre avec le charme de l'isolation de mon coin de chlorophylle pour y installer la civilisation, alias l'adsl (comme ça cet été je pourrai vous narrer mes goûters de tomates).
De toutes façons, la quiétude de l'isolation à la campagne est toute théorique : les voisins et autres fournisseurs sonnent à toute heure, c'est à dire dès 8 h du mat', et la famille et les connaissances débarquent sans crier gare ("on n'osait pas appeler", bah alors pourquoi t'es venu ?!).
En attendant, je rentre d'un grand moment de calme, avec la présence successive, en tout bien tout honneur (on n'est pas que des bêtes), de 2 charmants garçons puis de personne. TLCKiwi qui ne pouvait venir pour cause de charge de famille à assurer, ne m'a pas épargné une mini crise de jalousie : c'est bon d'être désiré en exclusivité !
Un programme sain à base de tomates, melons, fraises, charcutailles, pinot noir quasi-bio d'un producteur local de génie (Ampelidae), polonaise comme on n'en trouve plus en ville (pâtisserie, pas la femme du plombier), de préludes de Chopin (voire de Dalida), d'admiration de rosier (bouton du Pierre de Ronsard en pix, fleuri, à gauche) de plantations de fuchsias, d'arrachage de mauvaises herbes et autre descente a la broc' du coin. Contraste saisissant avec le fantôme de Montespan, que j'ai cru entendre m'appeler de Sitges/Barcelone pour me narrer les problèmes de serrure de l'hôtel Axel... (ces coquins de voisins qui se trompent de porte !)
Parmi mes visiteurs, l'un requiert l'anonymat sans raison (sauf que ça l'amuse), l'autre est ArtyModel, peu connu ici très bas sur mon blog, mais qui outre un esprit certain, une über-branchitude mal réfrénée et une plastique qui explique son pseudo, a la bonté de m'aider à essayer d'y voir clair sur le front de l'art contemporain dont il est devenu un acteur respecté (respectable ?!).
Alors maintenant j'en sais un peu plus sur ce que l'on NE doit PAS dire devant une oeuvre d'art contemporain... "Intéressant, fin, ou pire, beau, joli", etc... sont à bannir, sauf à vouloir être invité à un vernissage d'une expo de litho de Picasso dans le 6ème (pour les très lourds qui comprennent rien, c'est comme le Goulag du monde de l'Art). Eventuellement, il est conseillé de rester sans voix, en n'ayant pas, pour autant, l'air de requérir une assistance respiratoire. Reste à s'exclamer : "Oh my G(od), oh J(esus), how much is it?"...
Libellés : Art, Chlorophylle, Ego, Fun