BadBoy a assez fait de pub au Figaro ce jour pour agresser l'organe de presse du gouvernement [hein, quoi, fallait pas le dire ?] sur ce titre du cahier saumon (économie) : "la croissance reculera d'au moins 1% en 2009". Cela prouve tellement que certains journalistes n'ont aucune idée de la réalité derrière ce qu'ils écrivent.
C'est pourtant pas si difficile : la croissance en économie c'est l'évolution positive du PIB, produit intérieur brut, soit l'ensemble des richesses produites par un pays donné ou plus précisément sur le territoire d'un pays (un cuisinier français à Hong Kong n'y contribue pas, même si quelque part il s'exporte, idem pour un contrat Bouygues où tout se passe hors des frontières).
Bref ya croissance, si ça croît, jusque là même la chèvre du poitou la moins Présidentiable devrait pouvoir suivre. La croissance est donc un pourcentage de hausse... double conséquence directe :
1- si il y a moins de croissance, par exemple 1% au lieu de 2%, c'est une baisse, "un recul" pour faire beau qu'ils disent, de moitié soit 50% ;
2- et si le PIB diminue (ce qui est apparemment la prévision 2009), alors il n'y a juste plus de croissance, il y en fait "décroissance du PIB", "baisse du PIB", mais pas de la croissance qui recule, banane !
Après cela on s'étonnera que le bon peuple maugrée en lisant Le Figaro ?! Et que BadBoy soit si perturbé qu'il en colle la pix de qui vous voyez... par erreur ? C'est qu'il y en a encore pour regretter qu'elle n'ait pas été élue Présidente.
13 févr. 2009
La France ça se cause, Messieurs Dassault et Mougeotte
Photo horrible par François-Marie Banier
On sait la fascination jalouse et/ou morbide de BadBoy pour François-Marie Banier. La presse de ce matin rapportant de nouvelles péripéties judiciaires autour du Grand Photographe, BadBoy ne résiste pas au plaisir des mots : "nous souhaitons en effet cerner ses activités et reconstituer l'origine de sa fortune afin de comprendre si les libéralités observées constituent un cas isolé ou si elles traduisent un fonctionnement usuel" selon une source citée par Le Figaro (qui n'a décidemment plus le respect de rien !).
C'est à dire que Dali, Aragon, Cardin, Sarraute, Noailles, Sarraute, Saint-Laurent, d'autres grands décorateurs, puis la Bettencourt, on peut douter que ce soit un hasard ?!
Il faut aussi s'amuser de lire dans le Figaro l'interview d'un petit fils de Madeleine Castaing : on ne voit pas bien l'intérêt d'accorder un entretien pour tourner autant autour du pot, ou alors c'est pour une frime malsaine de vieil aigri ou fol ?
"Avez-vous, durant toutes ces années, craint que François-Marie Banier ne cherche à tirer un profit matériel de cette proximité ?
Toute ma vie, enfant, adolescent puis adulte, j'ai entendu parler des pillages dont notre famille avait été victime. [NDLR oh le péteux !] C'était un sujet de conversation qu'on abordait sans acrimonie, sur le ton de la plaisanterie, presque comme une coquetterie. Dans les années 1930, l'écrivain Maurice Sachs, ami de mes grands-parents, vient dormir dans notre maison de Lèves et disparaît, le lendemain, avec une toile de Soutine [name-dropping has been]. Un autre Soutine, Le Petit Veau, nous a été volé dans les années 1980. Disparues, aussi, les correspondances de mes grands-parents avec Picasso, Satie, Cocteau ou Jouhandeau. Par ailleurs, je sais que ma grand-mère a fait don à François-Marie Banier d'un local aménagé en jardin d'hiver rue Visconti, dans le VIe arrondissement de Paris. C'était en quelque sorte le climat général… [on ne vit pas sous les mêmes latitudes, c'est peut-être pour cela que par chez moi ya moins de filles dénudées sur les trottoirs]
Jugez-vous, en conséquence, que votre grand-mère a été victime d'abus ?
Je regrette cette photo horrible prise par Barnier rue Bonaparte. Ma grand-mère a plus de 95 ans. Il la fait sortir dans l'escalier de l'immeuble. Elle doit poser en chemise de nuit, sans sa perruque. Cette image grimaçante a été largement diffusée, dans de nombreux livres, lors d'expositions, comme au Centre Georges-Pompidou ou ailleurs. Là, oui, elle a été abusée. Et de la plus mauvaise manière."
Difficile de plus tourner autour du pot... Pour la PJ, si tous les témoins sont aussi loquaces, autant se délocaliser tout de suite en Corse : bourgeois héritier = bandit corse ?
Par ailleurs, BadBoy est vraiment attristé d'apprendre que M. Banier aurait été mauvais photographe, capable donc de prendre une "photo horrible", oui vraiment attristé.
Libellés : Fun
12 févr. 2009
Martin Hirsch sniffe des substances pétrochimiques
BadBoy n'a rien contre la présence d'un Hirsch aux affaires, le pays ne va pas si bien que l'on peut faire l'économie d'un trublion au grand coeur... mais de là à l'écouter délirer sereinement sur les résultats de Total... Coup de gueule du jour, donc : M. Hirsch, la société Total est privée, elle est d'une taille et d'une qualité telles qu'elle pèse sur l'échiquier mondial, et comme elle a été bien gérée, elle a pu dégager de belles marges l'an passé (situation partiellement temporaire du fait des cours du pétrole), il faut en être fier, plutôt que de pointer du doigt avec le sous-entendu que le profit, c'est malhonnête !
C'est vraiment prendre les choses par le petit bout de la lorgnette : quelle que soit la forme que cela prendra, l'appel à la solidarité à l'emploi de Martin Hirsch ("14 milliards d'euros supplémentaires, combien d'emplois supplémentaires ça peut créer ? Je trouve que ce n'est pas grossier de mettre les pieds dans le plat comme ça sur ce sujet-là. Ce n'est pas de l'anticapitalisme primaire c'est simplement que la crise arrive."), c'est un impôt supplémentaire. Ce n'est pas anti-capitaliste, c'est juste absurde d'un point de vue de la rationalité économique. Ou alors, en pleine Sarkozie, quelqu'un encourage la bêtise démagogique ?... au mieux espérons que c'est pour enfumer les gauchos !
Libellés : CorporateLife, Politics
10 févr. 2009
Sarko fétichiste des pieds
La Duchesse d'Antin-san qui s'avère une lectrice assidue a noté ce détail croustillant sur la photo du lien malsain du post malsain sur l'interview de Sarko par Laurence Ferrari (enfin l'interview qu'elle aurait du tenir car personne ne lui a dit qu'en plus d'être là elle devait parler).
Photo de droite, rien ne vous choque ? Cliquez dessus...
Circonstance atténuante (indice) : vous portez des Birkenstoks avec des chaussettes ?
Réponse : le petit orteil dépasse de ce qui aurait par ailleurs dû être une chaussure élégante... Grand Dieu, merci ! on a hérité d'une chanteuse à la place.
Dommage pour PPD, l'orteil vulgaire prime sur la moumoute.
On ne peut pas rire de tout, MM. Tchuruk et Kouchner ?
L'état-major de Alcatel Alstom n'a pas fait de miracle, mais il y a mieux avec Nortel, un de ses concurrents, cette fois au Canada. Grosso modo, moyennant arguties juridiques, la boite est en faillite et va licencier un gros morceau de sa "workforce" (force de travail ?!) et comme la faillite c'est la faillite, ça douille sec...
Du coup, les gentils naingénieurs se déchaînent et ça daube sur le net... Sur la base du film "la Chute" sur la fin du troisième Reich, en VO, en changeant les sous-titres, c'est férocement drôle.
Oh et puis comme on parle de nazisme de fait, BadBoy passe à de la basse politique... Pourquoi la politique serait elle forcément basse ? Parce que les hommes le sont, n'est ce pas M. le Ministre ?
Ou du moins financièrement faciles.
La défense de B. Kouchner en renvoyant à l'accusation d'anti-sémitisme de P. Péan est à côté de la plaque. Comme dans Sex and the City, Charlotte peut se permettre d'ironiser lorsque son fiancé juif lui balance une histoire d'holocauste hors de propos, ici M. le Ministre, ironisons ! Ce qui est en cause c'est un fait que vous ne démentez pas, et donc que l'on peut croire vrai : que vous avez touché du fric d'un dictateur étranger et avez de ce fait un conflit d'intérêt, pas la peine de faire la Siante-Nitouche. On vous a aimé comme humanitaire indépendamment de votre putative appartenance sociale ou religieuse ou quoi encore, on peut vous reprocher tout ce qu'on veut avec la même indépendance (et que P. Péan ait un fond innommable ne change rien). Par ailleurs BadBoy salue et envie votre cosmopolitisme, puisque c'est le mot en cause, il s'est toujours battu pour le dépassement culturel des frontières et sur le sujet des communautés au voisinage complexe, il admire en général vos positions équitables sur le conflit du Proche-Orient.
Libellés : CorporateLife, Fun, Movies, Politics
L'Amicale des vieux mondains
INOUI : BadBoy a consacré son lundi au travail, journée de tempête sacrifiée sur l'autel de l'Empereur, vie de cour frénétique (encore qu'il a réussi à réserver deux heures pour déjeuner thaï avec FabDrive), c'est dingue de devoir ainsi attrister ses lecteurs !
Quoi de neuf ce week-end ?
BadBoy avait pris l'initiative aventureuse d'une soirée théâtre, en tribu, avant les festivités habituelles du samedi soir. C'eut pu être parfait - en vérité, le choix de l'Ordinaire de Michel Vinaver, la première d'une entrée au répertoire de la Comédie Française était un peu trop ambitieux (ici Le Monde sur le background de M. Vinaver). C'était risqué et il aurait fallu que BadBoy vende mieux le risque : on a commencé en constatant que cela durerait 2h40 sans entracte, et notre état d'esprit est passé à l'unisson de cette crainte. Au point que certains, stressés, que BadBoy ne nommera pas ici par charité chrétienne, sont partis d'une crise de fou rire vaguement intempestif au cours d'une scène de mort... Au final : c'est une belle pièce avec un jeu scénique intelligent, mais des parti-pris de diction déclamée comme prenant la salle à temoin un peu lourdingue et assurément compassés : on n'est plus chez les brechtiens à vouloir mobiliser les masses avec une pseudo mise en scène de drame grec ?! Le sujet de la déconstruction des rapports humains dans un contexte de prise est intéressant... mais c'est assez pénible à vivre sur la durée. Une fois n'est pas coutume, BadBoy se réfèrera à la critique du Parisien : "partant du drame des survivants cannibales d'un crash pour livrer une réflexion limpide mais longue sur une microsociété issue du monde de l'entreprise, au gré d'un spectacle épuré."
Il aura ensuite fallu tout l'art culinaire d'un Poupou de Latour pour nous remettre d'aplomb. Vive les amis, vive les amis, vive les amis. Cela dit l'énergie faible de février ne nous aura pas ensuite permis de durer bien tard dans un tripot de bad boyz...
Dimanche tout doux avec TLCKiwi : en highlight, une séance photo à la tombée du jour au Palais-Royal et la Sunday Marcel classique pour refaire le Monde avec l'AmiCosmopolitissime et latribu ensuite autour de Caïpis.
Quoi de neuf depuis ?
Belle énergie ce lundi grace au bon repos dominical. Enchaînement mondain sympathique ce lundi soir.
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La fête des 30 ans du think-tank sur les nouvelles technologies "l'Atelier de BNP Paribas", au Grand Palais pour voir l'installation du projet six-milliards-d'autres de Yann Arthus Bertrand (jolie idée généreuse, émotions et ambition - bien vu de la part de BNP Paribas). Coup de gueule de BadBoy : le discours ringard du DirComm de la BNP qui a eu le culot de revenir sur la fusion de BNP avec Paribas, en vérité l'absorption aggressive de la deuxième par la première, en se flattant d'avoir fait mentir les détracteurs d'alors qui prédisaient l'abandon de ce think-tank... quel bel exemple de petitesse revancharde - 10 ans plus tard, le mec n'a toujours que cela comme justification à ses galons, ou quoi ? [Il restera aussi de la soirée l'accueil exquis réservé par un jeune homme fort bien élevé que l'on ne nommera pas - TLCKiwi était témoin.]
Et aussi, dans la foulée, un cocktail dinatoire-remise de diplôme d'école (IESA - je cite car c'était vraiment sympa) organisé par un ami de CherubinBanker à la Grande Galerie des Gobelins. M. Garcia vient d'y commettre un grand n'importe quoi en matière d'expo temporaire (topiaires de plastique et voiles en tergal pour portéger des oeuvres pluri-centenaires - la crétinerie n'aura donc pas de bornes), mais les tapisseries du moment sont superbes... et puis surtout notre tribu de plus en plus mondaine était très en forme (dîner roquefort-dry martini au Fumoir pour s'achever). [On notera un autre accueil exquis réservé par un autre jeune homme fort bien élevé que l'on ne nommera pas non plus, décidemment...]
Et ce mardi il reste néanmoins de l'énergie à BadBoy.
6 févr. 2009
De l'impact de la crise sur la sexualité des banquiers
Mail reçu un peu plus tôt de l'ami niouillorquais, et ses conséquences...
HiFliBanker à BadBoy
Objet : J'aime bien quand tu boudes ! (cf. post plus bas)
« Je me mets a genoux, tends ma bourse, ma vie, mes bourses, mon vit, et meurs heureux pour un court regard nonchalant de cet Apollon. »
BadBoy PANIQUé à HiFliBanker
Objet : PERSO J'aime bien quand tu boudes !
« t’es folle des pieds - pour un mail comme cela tu mets PERSO en objet, please ! »
[l’assistante de BadBoy lit ses mails en permanence au cas où l’empereur ou ses émissaires demandent un changement de couleur de bouton ou une virgule sur la note XX1234567 de l’an dernier]
HiFliBanker à BadBoy
Objet : PERSO J'aime bien quand tu boudes !
« Oops, toutes mes confuses... tu vois, il m'a fait perdre tous mes moyens ce garcon ! »
BadBoy à HiFliBanker
« éjaculateur précoce ! »
HiFliBanker à BadBoy
« Ah bah vous aussi, cher ami, vous vous y mettez ! On voit que la piscine ne vous a pas apporte ses satisfactions habituelles... Demain, en arrivant a Londres, j'irai, a demi-déjanté, nager dans la piscine art deco du RAC... »
BadBoy à HiFliBanker
« vous êtes devenu uro, cher grand ami ?!!! je dis ça passke le RAC c'est assez vieuxxx, non ? »
[NDLR - allusion à ce que donc la piscine sent le pipi]
BadBoy à HiFliBanker
Objet : PERSO J'aime bien quand tu boudes !
« C'est surtout que ma banque me paye plus le week-end a l'hotel et que je ne paye que 75 pounds au RAC - Assez cool, et la gym et la piscine sont bien frequentées... »
[PUTAIN de crise]
Bon et puis mon cher ami, si tu changes d'avis tu pourras te mettre au foot (Tirosegno est une déclinaison de Bikkembergs en pompes pour cailleras j'imagine) :
Le fric n'est pas tout... ya aussi le goût...
Allez et hop à contre courant BadBoy...
Certes la vente YSL-Bergé à venir est un ensemble de pièces exceptionnelles en tableaux et en Arts Décoratifs du XXème. Là, il y a la patte de Monsieur Yves - les photos de son intérieur ne sont pas émouvantes, en tous cas pas seulement : elles incarnent surtout ce qu'un génie du milieu du XXème a su faire émerger.
Le pathétique c'est l'accumulation de choses mono-source (quelle rente de situation pour les boutiquières antiquaires), carnet de chèque facile, anti-dépresseur triste de la fin du siècle, les vermeils de chez Kugel (cf. ci-dessus anitiquaire)... et le grand-guignolesque, c'est la déco de F.-J. Graff chez Monsieur Pierre, le salon où on retrouve le très fantasmatique Pierrot d'Ensor (pix en haut à gauche) est juste exemplaire du nouveau riche sans goût.
C'est pas grave mais comme la presse a dû toucher assez pour être unanimement bienveillante afin de soutenir les prix, faut le dire ailleurs.
Par ailleurs, BadBoy a du respect pour l'engagement de Pierre Bergé sur certaines causes (sauf la plus désespérée : la défense de la chèvre du Poitou), et une admiration immense pour l'oeuvre de YSL.
Ça pousse fort à l'est
Il y a désormais le même nombre d'internautes en Chine (dont 80% avec un débit supérieur à 2 MB) que d'habitants aux EtatsZunis (300 millions de people).
Qui est le plus fort ?
Libellés : China (République Populaire), Trends, Yankee
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