11 mars 2008

Quand Rome tombera... et avec Rome, le monde - Byron

Pas de scoop sur les bords du Tibre : les flots de touristes moutonnent au gré des sommets de l'humanités. Lieu inoui où s'accumulent les restes de deux à trois mille ans quasi ininterrompus de ce que l'Homme a fait de mieux et de pire : arts, civilisation, perversion et politique. Le mot qui compte c'est : "les restes".

Alors facile de sombrer dans une certaine langueur. Effectivement plus d'orgies, une création a minima depuis l'EUR, et les bondieuseries comme inspiration. Mais partout la beauté naturellement exaltée, la fougue et la joie. Je n'ai pas su où donner de la tête pour sentir ces contrastes.

Le week-end s'est achevé en fanfare en retrouvant MonSignore dans une limousine en route pour l'aeropuerto, et surtout avec cette dégustation qu'il nous a offert de patisseries à la ricotta et pistache au lounge ultra-design de Fiumicino. Rome c'est d'abord un style indicible.

10 mars 2008

Rome : l'archi


Rome : la vie

Rome : la minéralité


Brève : lundi gris et venteux comme on aime

C'est vrai quoi après un week-end ensoleillé à Rome, il faut savoir apprécier les bonnes choses... En son temps, j'avais offert cette mascotte à ma soeurette adorée, lycéenne, donc pas toujours "soooo happy", et fan de Garfield et de sa méchanceté aléatoire. Toujours d'actu !

7 mars 2008

On a diné chez Cléopâtre

Depuis le fameux dîner chez Marie-Antoinette pour mon anniversaire, je rêvais d'une nouvelle expérience culinaire décoiffante. Hier soir, j'ai beaucoup ri et apprécié le dîner chez les égyptiens avec FE, dont on célébrait les #~ ans, mais pas été décoiffé.

Cléopâtre donc, car M. Ducasse accueille au Plaza, certes dans un décor baise-beige un peu trop Hermèssien (ya même des sculptures qu'on dirait des boites oranges de la dite Maison), mais très vite, le ballet des garçons qui défilent avec des grands plateaux rectangulaires rappelle la marche qu'on imagine rythmique des fresques égyptiennes. Ah, et le beurre salé est servi en pyramides [tandis que le doux l'est en batonnets, Dieu sait pourquoi, ou qu'il s'adresse à Alain Ducasse (pas plus vu que Dieu au demeurant)] !

Alors c'est bon, enfin surtout les ingrédients sont géniaux, le sommelier a conseillé un excellent vin (tellement qu'assez vite FE confondait cuillères et fourchettes, classe). Entrée superbe d'élégance contenue (caviar sur langoustines avec une émulsion subtilement citronnée et surtout un fond de langoustine réduit à la citronelle), mais DRAME, le bar était trop cuit... si si, il partait en lambeaux (j'exagère mais presque) : on l'a dit à la dame qui a desservi, et a dit le noter, mais on n'en a plus entendu reparler.

On avait donc compris qu'il n'y aurait pas d'orgasme culinaire et qu'il faudrait juste faire la fête comme dans un routier un peu coincé.

Alors on a beaucoup bu (porto, rhum...), testé les fromages (connerie que le comté de 4 ans d'age, trop salé, sans intérêt et le langre était pour les pédés), réclamé un doggy-bag (enfin ça c'est FE), décidé que ce qui était gratuit était vulgaire, adoré la salade (offerte pas gratuite), détesté le service à dessert [qu'on se serait cru en province (chez les Pourcel à Montpellier)].

Bref Ducasse vaut pas ses trois macarons, mais ça roule et c'est festif. A ce sujet, j'aime assez cette pique du Monde sur le classement des pneumaticiens : "Guy Martin, chef du Grand Véfour depuis 1991, triplement étoilé en 2000, se voit rétrogradé comme le furent avant lui d'autres établissements parisiens de prestige. Jamais cette table n'avait déçu notre gourmandise. Il est difficile de distinguer entre le souci du Michelin de rajeunir son image en brisant quelques idoles et une décision d'opportunité. Sur le livre d'or du Grand Véfour, au temps du grand Raymond Oliver, Jean Cocteau avait gravé cet aphorisme féroce : "Un chef-d'oeuvre ne peut être autre chose qu'une catastrophe sur la ligne où l'heureuse médiocrité circule librement." ET VIVE COCTEAU.

6 mars 2008

Pédé = macho ?

BadBoy a pas mal de lectrices féminines et celles-ci pourraient légitimement régulièrement s'inquiéter d'une dérive machiste... C'est qu'on n'est pas des pédés, enfin, euh bon, disons qu'entre le caractère ciblé et communautaire de mes propos, et la sur-compensation du déficit de stéréotypes mec-mec, vous n'êtes pas toujours si chéries que cela mes chéries.

Alors 1- BadBoy donne de lui même au taf en organisant des choses pour la Journée Internationale de la Femme (effet d'annonce géniaaaaaaaaaal), et 2- ON VOUS AIME comme vous êtes, et 3- pour ce qui est de la discrimination, objectivement, nous avons des intérêts convergents... sauf que vous ça se voit, nous pas (encore que ?!) : donc zêtes encore plus à risque ?

Et pensons à la situation de la femme dans la plupart des pays émergents : pas certain que le développement économique s'accompagne d'un développement culturel... et quand en plus les pays n'émergent pas... Seule la sacralisation peut servir de palliatif.

Retour de l'énergie... Rome en vue

Est-ce la perspective d'orgies (merci à Pref d'avoir imaginé ces scénarii photo à gauche), non bien sur, c'est la perspective artistique et culturelle qui me chauffe ce jour : Rome en w/e... non sarò solo ?

Toujours est-il que je me suis levé ce matin avec une énergie qui m'avait quitté cette semaine.

Il y a aussi évidemment la perspective du dîner d'anniversaire de FE ce soir : nous nous sommes préparés à être plein d'humour critique envers le malheureux 3-étoiles sur lequel nos langues de vipères vont se déchaîner (rien de cochon dans cette affirmation).

Le petit chat est mort - kaputt

Vu avant hier au théâtre de l'Odéon, l'Ecole des Femmes de Molière avec Auteuil... quel cabot : il se regarde jouer et guette les soupirs d'aise des mémés qu'il souhaite faire se pâmer dans la salle (cf. pix). Ajoutez la jeune actrice starisée mais qui montre une niaiserie stable (OK Agnès est niaise au début mais elle vire sa cuti, elle s'amourache du bellâtre et elle rêve soit d'une vie romantique, soit d'une baise chaude, mais elle rêve - pas besoin de garder le regard fixe d'une anglaise au lit après le 3ème acte), et... hop c'est un flop. D'autant franchement que ce texte n'est pas lumineux mais joyeux et truculent et qu'il suffirait de bien le dire ! Heureusement une bonne mise en scène avec une belle gestion de l'espace et un décor minimaiiste élégant font que l'on ne s'ennuie pas totalement.

Et le champagne de l'Odéon n'est pas bon.

La revue des revues dans Première est plus charitable que moi.

Une élection plus importante en Europe

Les élections législatives en Espagne me semblent plus excitantes à suivre que nos municipales, surtout avec cette bande de con-citoyens qui va voter comme si il s'agissait d'un anti-référendum... logique : après avoir foiré l'Europe, l'administration de nos villes n'a aucun intérêt ! (c'est d'ailleurs ce que semble dire le programme de Delanoë distribué ce jour dans les boites aux lettres du 7ème : pas une idée d'action à entreprendre... seul l'attardé de l'Alliance Royale est plus creux, et encore il se préoccupe des bancs publics ! Même la représentante de la Panaf semble avoir des idées, d'ailleurs pas si bêtes genre une ligne de bus locale).

Enfin bref, je voulais surtout m'auto-alerter de la menace d'une droite réellement rétrograde qui rode en Espagne avec, notamment, le soutien d'un clergé qui, à l'image de la papauté, va en regressant (cf. article dans Le Monde de ce jour sur l'élection du nouveau chef de file des évêques... toujours plus réac). Cette droite est tellement en décalage avec la perception générale des progrès de l'Espagne, du courage individuel et économique des espagnols devenus une réf' pour les Boyz !

Le Monde.fr